Romancière née à Arras en 1907. Secrétaire dans une maison d'édition, puis journaliste. Amitiés avec Maurice Sachs, Jean Genet, Simone de Beauvoir. Décédée en 1972, dans les Alpes de Haute-Provence.
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La femme au petit renard
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- Nombre de pages144
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.149 kg
- Dimensions12,4 cm × 19,0 cm × 0,8 cm
- ISBN978-2-07-268856-0
- EAN9782072688560
- Date de parution08/09/2016
- CollectionL'Imaginaire
- ÉditeurGallimard
Résumé
Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise. Elle était toujours dans la lune et, depuis la mort de ses parents, elle a, en quarante années de solitude et de sauvagerie, dissipé sans joie son héritage dans la routine de la vie.
Que faire maintenant ? Elle est restée étrangère au monde social, Son monde à elle : les objets qui l'entourent, un mangeur de glaçons sur le quai du métro. Mais la faim est une dure contrainte. Elle songe à sacrifier son objet le plus précieux pour réussir dans le monde utilitaire où l'on vend et où l'on achète. Vain espoir. Une inspiration alors la sauve : elle ferme les yeux, elle tend la main, et des pièces tombent.
Elle vient, définitivement, d'anéantir l'univers de ses parents, où la mendicité est déchéance. "La déchéance ? disait-elle, foutaise, puisque naître c'est déchoir". Par-delà ses parents elle retrouve un univers amoral où s'abolit la dignité en même temps que la vie avec les êtres, un univers poétique où elle vit avec les choses. Par la mendicité, elle reconquiert la paix et la sérénité.
Que faire maintenant ? Elle est restée étrangère au monde social, Son monde à elle : les objets qui l'entourent, un mangeur de glaçons sur le quai du métro. Mais la faim est une dure contrainte. Elle songe à sacrifier son objet le plus précieux pour réussir dans le monde utilitaire où l'on vend et où l'on achète. Vain espoir. Une inspiration alors la sauve : elle ferme les yeux, elle tend la main, et des pièces tombent.
Elle vient, définitivement, d'anéantir l'univers de ses parents, où la mendicité est déchéance. "La déchéance ? disait-elle, foutaise, puisque naître c'est déchoir". Par-delà ses parents elle retrouve un univers amoral où s'abolit la dignité en même temps que la vie avec les êtres, un univers poétique où elle vit avec les choses. Par la mendicité, elle reconquiert la paix et la sérénité.
L'éditeur en parle
Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise...







