Musicien, Jean-Luc Marty est à la fois historien de la rumba et percussionniste dans un orchestre cubain. Grand lecteur, passionné d'ethnologie et de littérature de voyage, il est marin à ses heures et adepte des arts martiaux. Il est aujourd'hui rédacteur en chef de "Géo".
Prix Eugène Dabit du roman populiste
La Depression Des Acores
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- Nombre de pages129
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.16 kg
- Dimensions13,0 cm × 20,5 cm × 1,0 cm
- ISBN2-260-01591-3
- EAN9782260015918
- Date de parution23/08/2001
- ÉditeurJulliard
Résumé
" La tornade nous déporte vers le haut du boulevard. [... ] La fille s'est arrêtée. Elle fixe un point invisible. J'essaye de regarder où porte son regard. Et je finis par voir, moi aussi, l'impossible. D'abord un pan de brume qui avance vers nous, immense, détaché du ciel ou de la mer. Ensuite, émergeant de celui-ci, une passerelle vide de navire, un château arrière tous feux éteints, une chaloupe bien à poste sous ses portiques, une poupe énorme qui traîne une amarre rompue, enfin le beuglement d'une cloche, impuissante.
L'incroyable, c'est que l'ensemble continue d'avancer dans notre direction, comme s'il n'y avait plus de rempart entre lui et nous. Je croche dans l'imper à mes côtés, le tire de toutes mes forces en arrière. C'est à peine si l'on entend le fracas des pontons brisés lorsque le cargo s'écrase contre le terre-plein. Nous pourrions enfin nous parler. On se contente de suivre le cul du navire se lever au ralenti sur la jetée de terre, l'amorce de sa lente gîte sur tribord, puis plus rien.
Il est échoué pour de bon. La rive pour la Petite Côte est bloquée. "
L'incroyable, c'est que l'ensemble continue d'avancer dans notre direction, comme s'il n'y avait plus de rempart entre lui et nous. Je croche dans l'imper à mes côtés, le tire de toutes mes forces en arrière. C'est à peine si l'on entend le fracas des pontons brisés lorsque le cargo s'écrase contre le terre-plein. Nous pourrions enfin nous parler. On se contente de suivre le cul du navire se lever au ralenti sur la jetée de terre, l'amorce de sa lente gîte sur tribord, puis plus rien.
Il est échoué pour de bon. La rive pour la Petite Côte est bloquée. "









