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La Corse d’Honoré de Balzac

Par : Gilbert Stromboni
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  • Nombre de pages192
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.22 kg
  • Dimensions12,5 cm × 21,0 cm × 0,9 cm
  • ISBN978-2-8241-1154-4
  • EAN9782824111544
  • Date de parution03/03/2022
  • CollectionLES OUBLIES
  • ÉditeurAlbiana

Résumé

L' "occasion ratée" de Balzac, ponctuée littérairement d'une nouvelle (La Vendetta), d'une pièce de théâtre (Le Corse) et de quelques lettres. Présentations, précisions et éclairages contextuels rendent aux textes originaux, proposés ici dans leur version intégrale, tout leur sens et leur saveur un peu désuète.

L'éditeur en parle

C'est le hasard qui amena Honoré de Balzac en Corse, en 1838. Une tempête sur le chemin de la Sardaigne où il se rendait dans l'espoir de faire (enfin) fortune, le conduisit à Ajaccio – et il en fut fort dépité. La patrie de Napoléon avait pourtant de quoi intéresser le brillant écrivain... Des drames, des mystères, des héros anciens et de plus récents, une société divisée, complexe, intrigante. Une Corse foisonnant d'histoires à raconter.
Il en avait d'ailleurs déjà publié une – une vendetta, bien sûr –, à Paris, dès 1830, soit un an après le Mateo Falcone de Prosper Mérimée, nouvelle au sous-titre ambitieux (Moeurs de la Corse), mais écrite elle aussi sans que son auteur ait jamais encore mis les pieds dans l'île. Influencé notamment par sa maîtresse la duchesse d'Abrantès, d'origine corse, il n'en avait guère fallu plus à Balzac pour imaginer cette Vendetta...
corso-parisienne ! Son séjour dans l'île ne fut pas son meilleur souvenir. Quelques péripéties fâcheuses et la contrariété de devoir suspendre même quelques jours son rêve de richesse l'incitèrent à asséner quelques jugements hâtifs dans sa correspondance avec Madame Hanska... Il fut mauvais juge et mauvais joueur. Les Corses pourtant lui firent honneur : ayant été reconnu – le hasard encore –, il fut remarqué, célébré, et on lui demanda même de contribuer dans ses écrits à la notoriété de l'île.
Il aurait pu... – Mérimée s'en chargea deux années plus tard avec sa Colomba – mais Balzac préféra reprendre la mer, à la recherche des mines d'argent de la Nurra. Son oeuvre ultérieure conserve cependant une trace modeste mais vivace de la Corse dans la peinture de certains personnages et situations.