La construction sociale de l'inégalité des sexes. Des outils et des corps
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- Nombre de pages206
- PrésentationBroché
- Poids0.26 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,8 cm
- ISBN2-7384-6773-3
- EAN9782738467737
- Date de parution01/09/1998
- CollectionBibliothèque du féminisme
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Aujourd'hui encore, on pense couramment que des " contraintes naturelles " liées aux capacités reproductives des femmes déterminent leur place dans la société et contribuent à justifier la division du travail entre les sexes. Pourtant les constantes de la division socio-sexuée du travail et, partant de la domination masculine, ne tiennent-elles pas plus au contrôle masculin des instruments de production, au monopole masculin des outils complexes et des armes, et à leur corollaire : le sous-équipement des femmes, qu'à la fécondité " naturelle " des femmes ? Cette fécondité est-elle d'ailleurs si " naturelle " des femmes ? Par quelles interventions techniques et sociologiques sur le corps (afin non seulement de limiter la procréation mais aussi, et surtout, d'y contraindre) passe-t-on d'une simple potentialité biologique à une reproduction imposée ? Comment les différentes sociétés parviennent-elles à domestiquer la sexualité des femmes, à spécialiser leur organisme psycho-physique en canalisant vers le travail reproductif une sexualité humaine pourtant tendanciellement indifférenciée et polymorphe ?
C'est là une partie des questions abordées dans cet ouvrage qui, en explorant des données sociologiques, ethnologiques et historiques propres à de nombreuses sociétés, anciennes et modernes, s'attache à décrire la construction sociale des contraintes dites naturelles qui assignent leur place aux femmes.
Aujourd'hui encore, on pense couramment que des " contraintes naturelles " liées aux capacités reproductives des femmes déterminent leur place dans la société et contribuent à justifier la division du travail entre les sexes. Pourtant les constantes de la division socio-sexuée du travail et, partant de la domination masculine, ne tiennent-elles pas plus au contrôle masculin des instruments de production, au monopole masculin des outils complexes et des armes, et à leur corollaire : le sous-équipement des femmes, qu'à la fécondité " naturelle " des femmes ? Cette fécondité est-elle d'ailleurs si " naturelle " des femmes ? Par quelles interventions techniques et sociologiques sur le corps (afin non seulement de limiter la procréation mais aussi, et surtout, d'y contraindre) passe-t-on d'une simple potentialité biologique à une reproduction imposée ? Comment les différentes sociétés parviennent-elles à domestiquer la sexualité des femmes, à spécialiser leur organisme psycho-physique en canalisant vers le travail reproductif une sexualité humaine pourtant tendanciellement indifférenciée et polymorphe ?
C'est là une partie des questions abordées dans cet ouvrage qui, en explorant des données sociologiques, ethnologiques et historiques propres à de nombreuses sociétés, anciennes et modernes, s'attache à décrire la construction sociale des contraintes dites naturelles qui assignent leur place aux femmes.