Née à Liège en 1955, Caroline Lamarche a passé son enfance et sa jeunesse en Espagne, puis en région parisienne. Après des études en Belgique, elle part en Afrique où elle enseigne le français et l'anglais, avant de revenir en Belgique. Elle a déjà publié aux Editions Gallimard L'ours (collection blanche, 2000), Lettres d'un pays froid (collection blanche, 2003), Carnets d'une soumise de province (collection blanche, 2004, Folio n° 4223), Karl et Lola (collection blanche, 2007).
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- Nombre de pages200
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.266 kg
- Dimensions14,1 cm × 20,4 cm × 1,8 cm
- ISBN978-2-07-013482-3
- EAN9782070134823
- Date de parution02/02/2012
- CollectionBlanche
- ÉditeurGallimard
Résumé
"Minuit sonne à l'église. Mes pensées se déposent en espagnol, comme si la langue de mon enfance m'avait recolonisée tout entière, une flaque d'or s'élargissant au fond de moi. Toute la colline fermente contre le ciel, autant d'arbres fraternels, soudés comme les vagues dans la mer, bercée par leur masse en mouvement. Les morts sont autant d'arbres, ils poussent parmi nous, mêlés à nous, être mort est une belle chose, simple et agréable.
La nuit est douce, piquetée d'astres, j'imagine les chèvres dans les cimetières goûtant de leur langue rêche la bière répandue sur les tombes. Une balle tirée d'un point obscur pourrait pénétrer par la fenêtre et m'atteindre à cet instant. C'est une conviction très forte, une évidence en cette nuit des morts : quelqu'un est là, qui me vise le coeur".
La nuit est douce, piquetée d'astres, j'imagine les chèvres dans les cimetières goûtant de leur langue rêche la bière répandue sur les tombes. Une balle tirée d'un point obscur pourrait pénétrer par la fenêtre et m'atteindre à cet instant. C'est une conviction très forte, une évidence en cette nuit des morts : quelqu'un est là, qui me vise le coeur".
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L'éditeur en parle
"Une balle tirée d'un point obscur pourrait pénétrer par la fenêtre et m'atteindre à cet instant. C'est une conviction très forte, une évidence en cette nuit des morts : quelqu'un est là, qui me vise le coeur".












