Le 30 janvier 1933, l'Allemagne bascule dans l'inconnu. Nul ne sait comment les nazis - installés au pouvoir alors qu'ils ne l'espéraient plus - vont gouverner et nul n'a anticipé le carnage institutionnel qu'ils provoqueront. La droite, obnubilée par la montée en puissance des communistes, veut protéger les intérêts économiques, fiscaux et sociaux des élites patrimoniales et mettre fin à la démocratie.
Elle mise sur la violence nazie pour frapper aussi bien les opposants politiques, les syndicalistes, que les immigrés, les Juifs et tous les "indésirables" qu'elle abhorre. Mais les Allemands sont réticents, comme le montrent l'échec spectaculaire du syndicat nazi aux élections professionnelles et celui du boycott antisémite du 1er avril 1933. La "prise de pouvoir" a duré six mois, jusqu'au 14 juillet 1933, date du dernier conseil des ministres avant les vacances estivales.
Elle a été rendue possible par la bascule de plusieurs groupes élitaires qui ont oeuvré en faveur des nazis : l'armée, l'Eglise catholique, les médias libéraux qui tentent d'amadouer le monstre, la magistrature et la haute fonction publique, tandis que le patronat, le clergé protestant et les grands propriétaires agricoles avaient déjà fait leur choix - celui du pire pour le peuple allemand.
Le 30 janvier 1933, l'Allemagne bascule dans l'inconnu. Nul ne sait comment les nazis - installés au pouvoir alors qu'ils ne l'espéraient plus - vont gouverner et nul n'a anticipé le carnage institutionnel qu'ils provoqueront. La droite, obnubilée par la montée en puissance des communistes, veut protéger les intérêts économiques, fiscaux et sociaux des élites patrimoniales et mettre fin à la démocratie.
Elle mise sur la violence nazie pour frapper aussi bien les opposants politiques, les syndicalistes, que les immigrés, les Juifs et tous les "indésirables" qu'elle abhorre. Mais les Allemands sont réticents, comme le montrent l'échec spectaculaire du syndicat nazi aux élections professionnelles et celui du boycott antisémite du 1er avril 1933. La "prise de pouvoir" a duré six mois, jusqu'au 14 juillet 1933, date du dernier conseil des ministres avant les vacances estivales.
Elle a été rendue possible par la bascule de plusieurs groupes élitaires qui ont oeuvré en faveur des nazis : l'armée, l'Eglise catholique, les médias libéraux qui tentent d'amadouer le monstre, la magistrature et la haute fonction publique, tandis que le patronat, le clergé protestant et les grands propriétaires agricoles avaient déjà fait leur choix - celui du pire pour le peuple allemand.