Nommé en 1851 membre de l'Ecole française d'Athènes, Edmond About séjourne deux ans en Grèce en compagnie de l'architecte Charles Garnier et du peintre Alfred de Curzon. Il séjourne en Egypte de 1867 à 1868 et participe aussi au voyage inaugural de l'Orient-Express en 1883. Volontiers moqueur de la Grèce qu'il fréquente, il tire de chacun de ses voyages des ouvrages satiriques marquants. En 1854, La Grèce contemporaine, qui insiste sur l'écart entre le mythe grec fondé sur l'Antiquité et la réalité contemporaine, remporte un grand succès...
L'Orient-Express
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 7 octobreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 21 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages128
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.08 kg
- Dimensions11,1 cm × 18,1 cm × 0,0 cm
- ISBN978-2-35074-804-7
- EAN9782350748047
- Date de parution01/03/2026
- CollectionHeureux qui comme...
- ÉditeurMagellan & Cie
Résumé
Le récit inaugural du premier train transnational, faisant l'étonnement de ses invités. La vie à bord et le champagne qui coule à flots, les haltes en gare, les changements d'itinéraires intempestifs pour causes de troubles géopolitiques, la variété des paysages selon les pays traversés : naissance d'un mythe raconté avec humour et détachement par l'un de ses premiers voyageurs ! Une prouesse économique, technologique, et politique par M.
Nagelmakers, ingénieur et industriel belge, précurseur d'une Europe ouverte de Paris à Constantinople. Extrait : "?L'aventure que je vais vous raconter par le menu ressemble pas mal au rêve d'un homme éveillé. J'en suis encore ébloui et étourdi tout ensemble, et la légère trépidation du wagon-lit vibrera très probablement jusqu'à demain matin dans ma colonne vertébrale. Il y a exactement treize jours que je quittais les bords de l'Oise pour aller prendre le train rapide de l'Orient à la gare de Strasbourg, et dans ces treize jours, c'est-à-dire en moins de temps qu'il n'en fallait à Mme de Sévigné pour aller de Paris à Grignan, je suis allé à Constantinople, je m'y suis promené, instruit et diverti, et j'en suis revenu sans fatigue, prêt à repartir demain si l'on veut, par la même voiture, pour Madrid ou Saint-Pétersbourg.
Et notez que nous avons fait une halte de vingt-quatre heures dans cette France orientale qui s'appelle la Roumanie, assisté à l'inauguration d'un palais d'été dans les Carpates, pris le thé avec un roi et une reine et banqueté somptueusement chez le Pignon de Bucarest. On dit avec raison que notre temps est fertile en miracles, je n'ai rien vu de plus étonnant que cette odyssée dont la poussière estompe encore mon chapeau...?"
Nagelmakers, ingénieur et industriel belge, précurseur d'une Europe ouverte de Paris à Constantinople. Extrait : "?L'aventure que je vais vous raconter par le menu ressemble pas mal au rêve d'un homme éveillé. J'en suis encore ébloui et étourdi tout ensemble, et la légère trépidation du wagon-lit vibrera très probablement jusqu'à demain matin dans ma colonne vertébrale. Il y a exactement treize jours que je quittais les bords de l'Oise pour aller prendre le train rapide de l'Orient à la gare de Strasbourg, et dans ces treize jours, c'est-à-dire en moins de temps qu'il n'en fallait à Mme de Sévigné pour aller de Paris à Grignan, je suis allé à Constantinople, je m'y suis promené, instruit et diverti, et j'en suis revenu sans fatigue, prêt à repartir demain si l'on veut, par la même voiture, pour Madrid ou Saint-Pétersbourg.
Et notez que nous avons fait une halte de vingt-quatre heures dans cette France orientale qui s'appelle la Roumanie, assisté à l'inauguration d'un palais d'été dans les Carpates, pris le thé avec un roi et une reine et banqueté somptueusement chez le Pignon de Bucarest. On dit avec raison que notre temps est fertile en miracles, je n'ai rien vu de plus étonnant que cette odyssée dont la poussière estompe encore mon chapeau...?"


















