Quatorze poèmes de quatorze séquences de quatorze vers ; et cependant, l'Oreille au mur n'a rien d'un exercice formel ni d'une oeuvre à programme. Au fil d'un calendrier marqué de haltes et de reprises, on y suit le marcheur infatigable d'une ville qui se dérobe en s'offrant, attentif à en accueillir la pulsation, les frémissements les plus impalpables, en même temps que les variations de la lumière et des saisons, toujours semblables et néanmoins changeantes, à l'instar de la vie, du temps qui passe.
Cette ville, c'est Montréal – et précisément le quartier d'Hochelaga –, saisie à la fois dans sa singularité et dans son essence de ville, de sorte que tout un chacun pourra y retrouver l'écho de ses propres déambulations urbaines et des songeries qui les accompagnent. Mais l'oreille au mur, c'est encore celle qu'on colle à ce rempart de tant de livres, de tant de voix entendues : rumeur de mots qui bruissent et qui résonnent toujours en soi.
EXTRAIT Du poteau de la ruelle aux parages des érables et des lampadaires, l'écureuil vif est plus vite que ton oeil, plus pressé que ton pas qui traînasse au passage à piétons, dans le petit matin égrotant, à l'angle des rues de Rouen et Nicolet, ta tête un peu dans les nuages, ta pensée un peu vagabonde, plus leste que ton pas, en tout cas, ça oui, dans ce petit matin gris et maigre qui toussote, ce petit matin triste encore appuyé sur la nuit.
Quatorze poèmes de quatorze séquences de quatorze vers ; et cependant, l'Oreille au mur n'a rien d'un exercice formel ni d'une oeuvre à programme. Au fil d'un calendrier marqué de haltes et de reprises, on y suit le marcheur infatigable d'une ville qui se dérobe en s'offrant, attentif à en accueillir la pulsation, les frémissements les plus impalpables, en même temps que les variations de la lumière et des saisons, toujours semblables et néanmoins changeantes, à l'instar de la vie, du temps qui passe.
Cette ville, c'est Montréal – et précisément le quartier d'Hochelaga –, saisie à la fois dans sa singularité et dans son essence de ville, de sorte que tout un chacun pourra y retrouver l'écho de ses propres déambulations urbaines et des songeries qui les accompagnent. Mais l'oreille au mur, c'est encore celle qu'on colle à ce rempart de tant de livres, de tant de voix entendues : rumeur de mots qui bruissent et qui résonnent toujours en soi.
EXTRAIT Du poteau de la ruelle aux parages des érables et des lampadaires, l'écureuil vif est plus vite que ton oeil, plus pressé que ton pas qui traînasse au passage à piétons, dans le petit matin égrotant, à l'angle des rues de Rouen et Nicolet, ta tête un peu dans les nuages, ta pensée un peu vagabonde, plus leste que ton pas, en tout cas, ça oui, dans ce petit matin gris et maigre qui toussote, ce petit matin triste encore appuyé sur la nuit.