Anna-Elisabeth Bassaraba de Brancovan naît à Paris le 15 novembre 1876. Elle est fille du prince Grégoire Bassaraba de Brancovan et de Ralouka Musurus, issue d'une famille grecque illustre. Elle passe une enfance heureuse, notamment à Amphion, la propriété familiale dont le parc borde le lac Léman, et où elle découvre l'ivresse de la nature. Anna a un frère, Constantin, et une soeur, Hélène, future princesse de Caraman-Chimay, qu'elle aime tendrement.
Cependant elle perd son père à l'âge de dix ans, et sa précocité poétique s'accompagne d'une sensibilité excessive et déjà de problèmes de santé. Sa jeunesse est marquée par ses premiers succès mondains, mais elle se lamente sur sa "misère dorée" . Elle rencontre cependant Mathieu de Noailles, qu'elle épouse le 18 août 1897 et dont elle a un fils, Anne-Jules, en 1900. A partir de ce moment elle commence à publier avec en 1901 un premier recueil, "Le coeur innombrable", suivi en 1902 de "L"ombre des jours" et en 1903 d'un premier roman, "La nouvelle espérance".
Son prestige devient vite extraordinaire. Très courtisée par le monde littéraire, elle noue aussi des amitiés fidèles, notamment avec Proust, Cocteau, et plus tard Colette. Elle est aussi très marquée par Barrès, qui éprouve pour elle une violente passion. Après la Première Guerre mondiale, sa consécration officielle est éclatante, même si sa personnalité écrasante est parfois discutée. En janvier 1922, elle est reçue à l'Académie royale de Langue et de Littérature française de Belgique (Colette lui succédera) et en 1925 devient officier de la Légion d'honneur.
Cependant son oeuvre, marquée par les deuils et des souffrances physiques qui font d'elle une malade cloîtrée, comme Proust, ne cesse de s'approfondir. Anna de Noailles meurt le dimanche 30 avril 1933. Elle est l'auteur de trois romans et de neuf livres de poésie, d'un recueil de nouvelles et d'une autobiographie inachevée.
Cependant elle perd son père à l'âge de dix ans, et sa précocité poétique s'accompagne d'une sensibilité excessive et déjà de problèmes de santé. Sa jeunesse est marquée par ses premiers succès mondains, mais elle se lamente sur sa "misère dorée" . Elle rencontre cependant Mathieu de Noailles, qu'elle épouse le 18 août 1897 et dont elle a un fils, Anne-Jules, en 1900. A partir de ce moment elle commence à publier avec en 1901 un premier recueil, "Le coeur innombrable", suivi en 1902 de "L"ombre des jours" et en 1903 d'un premier roman, "La nouvelle espérance".
Son prestige devient vite extraordinaire. Très courtisée par le monde littéraire, elle noue aussi des amitiés fidèles, notamment avec Proust, Cocteau, et plus tard Colette. Elle est aussi très marquée par Barrès, qui éprouve pour elle une violente passion. Après la Première Guerre mondiale, sa consécration officielle est éclatante, même si sa personnalité écrasante est parfois discutée. En janvier 1922, elle est reçue à l'Académie royale de Langue et de Littérature française de Belgique (Colette lui succédera) et en 1925 devient officier de la Légion d'honneur.
Cependant son oeuvre, marquée par les deuils et des souffrances physiques qui font d'elle une malade cloîtrée, comme Proust, ne cesse de s'approfondir. Anna de Noailles meurt le dimanche 30 avril 1933. Elle est l'auteur de trois romans et de neuf livres de poésie, d'un recueil de nouvelles et d'une autobiographie inachevée.














