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L’oeil et l’oreille. Des langues aux langages dans le théâtre algérien

Par : Mohammed Kali
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  • Nombre de pages184
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.38 kg
  • Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 0,0 cm
  • ISBN978-9947-39-507-3
  • EAN9789947395073
  • Date de parution18/12/2022
  • ÉditeurChihab éditions

Résumé

Avec ce deuxième livre s'ouvre le temps des sacrifices consentis par les cadres et les militants du FLN ainsi que par les djounoud de l'ALN. S'ouvre aussi le"Quelles langues pratique-t-on sur scène et comment ? L'expression théâtrale se limite-t-elle aux langues ? Avec ce quatrième ouvrage qu'il consacre au théâtre algérien, Mohammed Kali fait le point sur l'évolution de cet art au miroir de la réalité changeante du pays et pose un nouveau jalon dans ses recherches sur son évolution, son esthétique et ses thématiques.
Il y aborde la question des langues en usage en Algérie (fus'ha, darja, tamazight, français...) et de leur rapport au théâtre. Il montre qu'elles n'y sont qu'un élément du spectacle aux côtés des moyens esthétiques et techniques mis en oeuvre dans la traduction scénique d'un texte dramatique. Ainsi, à partir des années 90, le théâtre algérien a commencé à s'éloigner de ses tendances langagières et volontiers déclamatives et à se rapprocher des standards contemporains qui englobent la langue dans un dispositif créatif global." temps des terribles épreuves subies par tous les Algériens pour faire face aux lois d'exception, aux déplacements et cantonnements forcés ainsi qu'aux meurtres de masse commis par l'armée française d'occupation et ses auxiliaires de service.
En mobilisant les moyens militaires les plus importants qu'ait pu connaître l'histoire de l'après-seconde-guerre-mondiale, en tentant de détruire l'organisation politique des villes et briser l'ALN, l'Etat français met en oeuvre une nouvelle stratégie inspirée de ses expériences indochinoises. Pour préparer le terrain à " l'auto-détermination " d'une Algérie nouvelle liée à jamais à la France, il fallait séparer le peuple de son avant-garde combattante, car le libre choix des Algériens ne pouvait se faire " avant la fin de l'insurrection ".
Une Algérie " pacifiée " et une frange collaboratrice de la population pour une sorte de self-government, tel était le but de la stratégie de la Ve République française. Résister, faire face et répondre à cette nouvelle donne imposée par une guerre asymétrique, tel était le défi à relever par le peuple algérien et son avant-garde politique et militaire. S.L. Bentobbal met en lumière les crises et conflits intérieurs mettant en jeu les divergences quant à la ligne générale à suivre et aux options stratégiques non seulement pour la guerre qui se mène, mais aussi pour le devenir de l'Algérie indépendante.
Indépendance dans la dépendance ou indépendance totale et souveraineté de l'Etat algérien, telle était la question. Dans ce témoignage de l'intérieur, S.L. Bentobbal a estimé non seulement nécessaire mais aussi indispensable de faire parler ceux qui étaient sur le terrain, ses compagnons d'armes ainsi que ses pairs dans le gouvernement des Algériens par les Algériens.