SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
L'ivresse des communards. Prophylaxie antialcoolique et discours de classe (1871-1914)
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 12 novembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 12 novembre
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages280
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.27 kg
- Dimensions12,0 cm × 21,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-89833-021-6
- EAN9782898330216
- Date de parution03/03/2022
- ÉditeurLux Editeur
Résumé
La légende noire d'une Commune grise semble avoir vécu. Or, en décembre 1871, l'Académie de médecine n'hésitait pas à qualifier l'insurrection de "monstrueux accès d'alcoolisme aigu". En réalité, à la fin du XIXe siècle, on observe le discours réactionnaire se draper d'oripeaux scientistes amalgamant prolétariat, socialisme, maladie mentale et ivresse en une repoussante allégorie de la révolution.
Cette étude part d'une minutieuse archéologie du mythe de l'ivrognerie des communards dans la littérature versaillaise et médicale. Elle décrit aussi comment, au lendemain de l'insurrection, l'hygiénisme s'investit d'une véritable mission sanitaire contre le "fléau de l'alcool" dont il faut détourner les classes dangereuses afin de régénérer la nation. Au coeur de cette vision du monde se diffuse l'obsession de la dégénérescence, qui prépare le terrain à l'eugénisme, et laissera, contre toute attente, ses scories jusque dans l'anarcho-individualisme et le néomalthusianisme.
Cette étude part d'une minutieuse archéologie du mythe de l'ivrognerie des communards dans la littérature versaillaise et médicale. Elle décrit aussi comment, au lendemain de l'insurrection, l'hygiénisme s'investit d'une véritable mission sanitaire contre le "fléau de l'alcool" dont il faut détourner les classes dangereuses afin de régénérer la nation. Au coeur de cette vision du monde se diffuse l'obsession de la dégénérescence, qui prépare le terrain à l'eugénisme, et laissera, contre toute attente, ses scories jusque dans l'anarcho-individualisme et le néomalthusianisme.



