Agrégé de Lettres modernes, Stéphane Zékian est chargé de
recherches au CNRS, Ses travaux portent sur la représentation
de la France comme nation littéraire.
L'invention des classiques. Le "siècle de Louis XIV" existe-t-il ?
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 18 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 20 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages383
- PrésentationBroché
- Poids0.548 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 3,0 cm
- ISBN978-2-271-07339-6
- EAN9782271073396
- Date de parution03/05/2012
- ÉditeurCNRS
Résumé
Le "Siècle de Louis XIV" s'est imposé clans notre mémoire
collective comme celui des classiques par excellence. Mais
quel fut le prix de cette consécration ? Qu'a-t-on fait dire aux
classiques ? Pourquoi a-t-on dressé leur héritage contre celui
des Lumières ? Sous quelles bannières ont-ils été enrôlés ? En
répondant à ces questions, l'auteur retrace les grandes
manoeuvres, au lendemain de la Révolution, autour d'une
tradition littéraire semée de malentendus et de distorsions.
Héritiers des Lumières et apôtres de la reconquête catholique s'affrontent violemment, mais tous revendiquent la référence aux classiques. S'engage alors une guerre des mémoires dont nous ne sommes peut-être pas sortis. A leur corpus défendant, on verra ainsi Corneille, La Fontaine, Madame de Sévigné, Molière ou La Rruyère intervenir dans les débats politiques de la France postrévolutionnaire, Racine érigé en chantre des valeurs familiales, Rotrou enrôlé au service de la propagande napoléonienne ou encore le duel entre Fénelon et Bossuet se poursuivre dans les débats parlementaires de la Restauration.
A qui appartiennent les classiques ? Oscillant entre la légende et l'histoire, leur vie posthume constitue une projection des passions françaises. Elle attise, dès le six siècle, les controverses sur l'identité nationale.
Héritiers des Lumières et apôtres de la reconquête catholique s'affrontent violemment, mais tous revendiquent la référence aux classiques. S'engage alors une guerre des mémoires dont nous ne sommes peut-être pas sortis. A leur corpus défendant, on verra ainsi Corneille, La Fontaine, Madame de Sévigné, Molière ou La Rruyère intervenir dans les débats politiques de la France postrévolutionnaire, Racine érigé en chantre des valeurs familiales, Rotrou enrôlé au service de la propagande napoléonienne ou encore le duel entre Fénelon et Bossuet se poursuivre dans les débats parlementaires de la Restauration.
A qui appartiennent les classiques ? Oscillant entre la légende et l'histoire, leur vie posthume constitue une projection des passions françaises. Elle attise, dès le six siècle, les controverses sur l'identité nationale.











