Docteur en philosophie, Sébastien Laoureux est actuellement chargé de recherches du Fonds national belge de la recherche scientifique (FNRS), attaché à l'université de Liège.
L'immanence à la limite. Recherches sur la phénoménologie de Michel Henry
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 22 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 19 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Nombre de pages269
- PrésentationBroché
- Poids0.395 kg
- Dimensions14,5 cm × 23,5 cm × 1,9 cm
- ISBN2-204-07616-3
- EAN9782204076166
- Date de parution01/09/2005
- CollectionPassages
- ÉditeurCerf
Résumé
Ce livre tente de ressaisir la singularité de la phénoménologie matérielle de Michel Henry dans le champ de la phénoménologie contemporaine. D'un bout à l'autre, il s'agit d'interroger la pensée de Michel Henry depuis ses propres motifs internes. Pourquoi, et à plus forte raison comment, faire de la phénoménologie matérielle ? En suivant les impératifs phénoménologiques définis par Michel Henry - une conception du transcendantal comme immanence radicale de soi à soi et l'exigence de maintenir irréductibles l'un à l'autre le transcendantal et l'empirique -, il devient possible d'effectuer une lecture à nouveaux frais de la phénoménologie contemporaine. De façon ponctuelle, Husserl et Heidegger, mais aussi Sartre, Merleau-Ponty, Ricoeur et Derrida sont reconsidérés à partir de la phénoménologie matérielle. En retour, cette lecture de la phénoménologie contemporaine met la phénoménologie matérielle elle-même à l'épreuve. Est-elle capable de rester fidèle, toujours et partout, aux exigences fortes qu'elle prescrit à la pensée ? N'outrepasse-t-elle pas ses propres impératifs phénoménologiques ? En suivant les figures prises par le concept d'immanence dans l'ensemble de son œuvre, il apparaît que les textes tardifs de Michel Henry versent par moments dans la " métaphysique " telle que la définit la phénoménologie matérielle elle-même. Mais cet excès lui-même, cette immanence poussée à la limite, n'ouvre-t-il pas d'autres potentialités ? N'invite-t-il pas la phénoménologie à être inquiète d'elle-même ? Dans l'inconfort, qui constitue peut-être la meilleure invitation à penser.




