La vie de l'humaniste espagnol Baltasar de Céspedes est mal connue. Il meurt en 1615, l'année où Cervantès publie la seconde partie de Don Quichotte. Né à Grenade vers le milieu du XVIe siècle, il fréquente en sa jeunesse le cercle de Diego Hurtado de Mendoza, puis se forme à l'école du grand humaniste Antonio Agustín et, sans doute, à celle de Pedro Juan Nunez, à Valence. Dès 1583, il enseigne la rhétorique et la grammaire à l'université de Salamanque, obtenant en 1596 la chaire de Prime de grammaire.
Marié à la fille du Brocense (Sanctius), l'illustre humaniste, il joue un rôle important dans la vie universitaire. En 1609, il reçoit à l'unanimité la chaire supérieure de grec, avec une augmentation de salaire confirmée par Philippe III. Humaniste renommé, il est fréquemment consulté et chargé de missions officielles. Son oeuvre, qui porte principalement sur la rhétorique, la grammaire et la poétique, est restée longtemps inédite.
L'Humaniste (1600) est son texte le plus célèbre. Cette édition est le fruit d'un travail collectif de traduction et d'annotation, réalisé en séminaire à l'Ecole normale supérieure sous la conduite de Roland Béhar. Agrégé d'espagnol, celui-ci est maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'ENS-PSL et membre de l'Item, spécialiste de littératures romanes de la Renaissance, du pétrarquisme, de l'histoire de l'humanisme et des rapports poétiques entre Italie et Espagne.
Son HDR (2022) a porté sur l'emploi par la littérature espagnole, depuis Antonio de Nebrija jusqu'à Cervantès, de la fiction épigraphique inspirée par le goût de l'antique. Il a redécouvert récemment un texte de l'auteur de Don Quichotte qui jette une lumière nouvelle sur ses dernières années. On lui doit par ailleurs des ouvrages sur la littérature latino-américaine des XIXe et XXe siècles (J.-L.
Borges, V. Ocampo, J. Lezama Lima aux éditions Rue d'Ulm) et une nouvelle traduction des lettres de Frida Kahlo à Diego Rivera (Rivages, 2026).
Marié à la fille du Brocense (Sanctius), l'illustre humaniste, il joue un rôle important dans la vie universitaire. En 1609, il reçoit à l'unanimité la chaire supérieure de grec, avec une augmentation de salaire confirmée par Philippe III. Humaniste renommé, il est fréquemment consulté et chargé de missions officielles. Son oeuvre, qui porte principalement sur la rhétorique, la grammaire et la poétique, est restée longtemps inédite.
L'Humaniste (1600) est son texte le plus célèbre. Cette édition est le fruit d'un travail collectif de traduction et d'annotation, réalisé en séminaire à l'Ecole normale supérieure sous la conduite de Roland Béhar. Agrégé d'espagnol, celui-ci est maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'ENS-PSL et membre de l'Item, spécialiste de littératures romanes de la Renaissance, du pétrarquisme, de l'histoire de l'humanisme et des rapports poétiques entre Italie et Espagne.
Son HDR (2022) a porté sur l'emploi par la littérature espagnole, depuis Antonio de Nebrija jusqu'à Cervantès, de la fiction épigraphique inspirée par le goût de l'antique. Il a redécouvert récemment un texte de l'auteur de Don Quichotte qui jette une lumière nouvelle sur ses dernières années. On lui doit par ailleurs des ouvrages sur la littérature latino-américaine des XIXe et XXe siècles (J.-L.
Borges, V. Ocampo, J. Lezama Lima aux éditions Rue d'Ulm) et une nouvelle traduction des lettres de Frida Kahlo à Diego Rivera (Rivages, 2026).



