Né en 1920, Emile Poulat est historien et sociologue. Directeur de recherche au CNRS, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, membre fondateur du Groupe de sociologie des religions, il est l'auteur de près de trente ouvrages concernant principalement le conflit entre culture catholique et culture moderne dans l'histoire du catholicisme contemporain. Parmi ses dernières publications : L'Affaire de la Sapinière : Intégrisme et catholicisme intégral (2012) ; Les Juifs, l'Eglise et la Shoah (2013) ; Le Christianisme à contre-histoire (2003) ; Notre laïcité publique (2003) ; La Question religieuse et ses turbulences au XXe siècle (2005).
L'histoire savante devant le fait chrétien
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- Nombre de pages414
- PrésentationBroché
- Poids0.64 kg
- Dimensions15,0 cm × 24,0 cm × 3,1 cm
- ISBN978-2-88918-222-0
- EAN9782889182220
- Date de parution13/03/2014
- CollectionCollège des Bernardins
- ÉditeurParole et Silence
Résumé
L'histoire savante telle que nous la pratiquons aujourd'hui, avec ses exigences rigoureuses et son infinie curiosité, est le fruit d'une longue histoire (Homère, Hérodote, Thucydide), mais une invention récente. Renan la tenait encore pour "une petite science conjecturale". Elle s'est hissée depuis lors au niveau des "sciences historiques" avec leurs grands congrès internationaux. Mais si elle s'est imposée comme une exigence et une dimension de notre culture contemporaine, elle a cessé d'être une évidence, légitimée par son positivisme et son objectivité.
Le "fait en soi", c'est un peu le noumène selon Kant. En réalité, il n'existe de fait historique que vérifié et établi, c'est-à-dire construit, dans les limites de la simple raison. Si telle est la situation, quelle peut être la position du fait religieux - et plus particulièrement chrétien - dont la source et la nature sont non l'observation, mais la révélation ? Est-il possible de continuer à écrire l'histoire de l'Eglise, l'histoire du christianisme, l'histoire des religions comme on peut le faire d'un objet naturel ? La théologie s'est longtemps présentée comme la "reine des sciences" : elle n'est plus qu'une reine déchue dans le champ des savoirs.
Quelle place lui reste-t-il dans notre société et notre culture laïques ?
Le "fait en soi", c'est un peu le noumène selon Kant. En réalité, il n'existe de fait historique que vérifié et établi, c'est-à-dire construit, dans les limites de la simple raison. Si telle est la situation, quelle peut être la position du fait religieux - et plus particulièrement chrétien - dont la source et la nature sont non l'observation, mais la révélation ? Est-il possible de continuer à écrire l'histoire de l'Eglise, l'histoire du christianisme, l'histoire des religions comme on peut le faire d'un objet naturel ? La théologie s'est longtemps présentée comme la "reine des sciences" : elle n'est plus qu'une reine déchue dans le champ des savoirs.
Quelle place lui reste-t-il dans notre société et notre culture laïques ?










