D'origine irlandaise, William Kennedy est né en janvier 1928 à Albany dans l'Etat de New York, où il a grandi. Diplômé de l'université Siena de Loudonville en 1949, il est journaliste dans l'Etat de New York et à San Juan, Porto Rico, où il s'essaie également à la fiction. En 1963, il retourne à Albany, l'une de ses principales sources d'inspiration, qui sera le décor de nombre de ses oeuvres.
L'herbe de fer
Par :Formats :
Disponible d'occasion :
- Nombre de pages307
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.174 kg
- Dimensions10,8 cm × 17,8 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-264-07688-5
- EAN9782264076885
- Date de parution04/11/2021
- CollectionLittérature étrangère
- Éditeur10/18
- TraducteurMarie-Claire Pasquier
Résumé
La redécouverte d'un roman culte, adapté au cinéma avec Meryl Streep et Jack Nicholson, lauréat du National Book Award 1983 et du prix Pulitzer 1984, avec pour toile de fond, l'Amérique de la Grande dépression et des laissés-pour-compte. Grande dépression, Albany, Etat de New York. Francis Phelan est un homme perdu, un vagabond, un alcoolique, qui, après avoir abandonné sa famille, revient au bercail.
Mais alors qu'il tente de reprendre le dessus, il est assailli par les fantômes d'un temps maudit, par toutes ces âmes qu'il a blessées et qui lui demandent des comptes... " Francis voyait la rue qui s'ouvrait devant lui : Pearl Street, la principale artère de la ville, une ville qui avait été sa ville, et qu'il avait perdue à jamais. Les commerces avec leurs façades lui faisaient un drôle d'effet, tout avait tellement changé, il y en avait plein de nouveaux, des magasins dont il n'avait jamais entendu parler avait fait faillite.
Certaines choses n'avaient pas bougé : Whitney's, Myer's, la vieille First Church qui surplombait Clinton Square, la bibliothèque Pruyn. Et, tandis que Francis marchait, les pavés se transformaient en granit, les maisons en magasins, la vie devenait vieille, mourait, se renouvelait, la vision de ce qui avait été et celle de ce qui aurait pu être venaient se rejoindre dans un oeil qui n'était en fait pas en mesure de se rappeler l'une ni de déchiffrer l'autre.
Qu'est-ce que tu donnerais, Francis, pour n'être jamais parti ? "
Mais alors qu'il tente de reprendre le dessus, il est assailli par les fantômes d'un temps maudit, par toutes ces âmes qu'il a blessées et qui lui demandent des comptes... " Francis voyait la rue qui s'ouvrait devant lui : Pearl Street, la principale artère de la ville, une ville qui avait été sa ville, et qu'il avait perdue à jamais. Les commerces avec leurs façades lui faisaient un drôle d'effet, tout avait tellement changé, il y en avait plein de nouveaux, des magasins dont il n'avait jamais entendu parler avait fait faillite.
Certaines choses n'avaient pas bougé : Whitney's, Myer's, la vieille First Church qui surplombait Clinton Square, la bibliothèque Pruyn. Et, tandis que Francis marchait, les pavés se transformaient en granit, les maisons en magasins, la vie devenait vieille, mourait, se renouvelait, la vision de ce qui avait été et celle de ce qui aurait pu être venaient se rejoindre dans un oeil qui n'était en fait pas en mesure de se rappeler l'une ni de déchiffrer l'autre.
Qu'est-ce que tu donnerais, Francis, pour n'être jamais parti ? "












