Luba Jurgenson est maître de conférences à Paris-Sorbonne en littérature russe, membre du Circe (Centre interdisciplinaire de recherches centre-européennes) et codirectrice (avec Alexandre Prstojevic) du séminaire « Récit, Fiction, Histoire » à lEHESS (CRAL). Son travail porte sur la représentation littéraire des violences extrêmes, essentiellement nazies et soviétiques.
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L'expérience concentrationnaire est-elle indicible ?
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- Nombre de pages396
- PrésentationBroché
- Poids0.615 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 3,3 cm
- ISBN2-268-04617-6
- EAN9782268046174
- Date de parution25/09/2003
- ÉditeurRocher (Editions du)
- PréfacierJacques Catteau
Résumé
Ce livre n'est pas un recueil de témoignages, encore moins une étude historique sur les camps. Parti d'un constat que l'indicible de l'expérience concentrationnaire a suscité
une grande littérature, il aborde celle-ci par la médiation d'œuvres littéraires, notamment celles de Varlam Chalamov, Alexandre Soljenitsyne, Primo Levi, Robert Antelme, Imre Kertész, Tadeusz Borowski, et s'interroge sur les procédés que l'art du XXe siècle a élaborés, en Europe, pour saisir les manifestations extrêmes des États totalitaires communistes et nazis. Au-delà d'une réflexion politique, la littérature des camps révèle une tentative de penser cet état de conscience très particulier où l'homme, absent à lui-même, accède pourtant aux fondements de la vie. Trace matérielle de situations limites, les textes analysés permettent d'envisager une ontologie de l'univers concentrationnaire, mais aussi d'aborder la modernité à travers l'un des grands thèmes qu'elle affectionne, le refus de la représentation et, partant, à travers la question du vide, du néant. Ce dernier, paradoxalement garant d'un noyau irréductible de l'être, s'enracine dans le collectif, rappelant les grands textes mythiques du passé.






