"Je vois se construire un monde où ce n'est pas assez de dire que l'homme n'y pourra vivre ; il y pourra vivre, mais à la condition d'être de moins en moins homme. Ce monde se donne l'illusion de se construire parce qu'on y tronque, mutile, retranche tout ce qui appartenait jadis à l'homme libre, tout ce qu'on avait fait à son usage et qui pourrait rappeler demain, au robot totalitaire, la dignité qu'il a perdue, qu'il ne retrouvera jamais plus." Dans cette conférence oubliée mais flamboyante de désespoir, Bernanos - dénonçant le marché, la robotisation, la déshumanisation croissantes - prophétise le monde totalitaire qui se met en place aujourd'hui sous nos yeux.
"Je vois se construire un monde où ce n'est pas assez de dire que l'homme n'y pourra vivre ; il y pourra vivre, mais à la condition d'être de moins en moins homme. Ce monde se donne l'illusion de se construire parce qu'on y tronque, mutile, retranche tout ce qui appartenait jadis à l'homme libre, tout ce qu'on avait fait à son usage et qui pourrait rappeler demain, au robot totalitaire, la dignité qu'il a perdue, qu'il ne retrouvera jamais plus." Dans cette conférence oubliée mais flamboyante de désespoir, Bernanos - dénonçant le marché, la robotisation, la déshumanisation croissantes - prophétise le monde totalitaire qui se met en place aujourd'hui sous nos yeux.