L'Empire libéral. Tome 1, L'Europe des nationalités (1814-1830)

Par : Emile Ollivier

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  • Nombre de pages210
  • PrésentationRelié
  • Poids0.258 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,4 cm × 1,3 cm
  • ISBN978-2-84909-721-2
  • EAN9782849097212
  • Date de parution01/02/2012
  • CollectionSources histoire de France
  • ÉditeurPaléo

Résumé

"En 1815, il y eut en réalité deux vaincus : la France et les peuples qu'elle avait affranchis des servitudes féodales ou théocratiques. La France fut mutilée ; on lui enleva ses frontières naturelles du côté des Alpes et du Rhin ; on l'enferma dans une prison géographique gardée de tous les côtés par des sbires dont on était sûr, le roi de Piémont, la Prusse, la Confédération germanique ; on créa expressément contre elle un Etat nouveau, tête de pont de la coalition, dans lequel deux millions de Hollandais furent placés sur la tête de quatre millions de Belges.
Les peuples n'avaient pas été mieux traités. Ils furent muselés, trahis, remis sous le joug despotique dont nous les avions à peine émancipés et, sauf en Pologne, on ne tint aucun compte des promesses de liberté qu'on leur avait prodiguées pour les soulever contre leurs véritables libérateurs. La plainte universelle recueillie par Joseph de Maistre se traduisait en accents pathétiques dans ses lettres : "Jamais les nations n'ont été plus méprisées, foulées aux pieds d'une manière plus irritante pour elles.
C'est une semence éternelle de guerres et de haines tant qu'il y aura une conscience parmi les hommes."
"En 1815, il y eut en réalité deux vaincus : la France et les peuples qu'elle avait affranchis des servitudes féodales ou théocratiques. La France fut mutilée ; on lui enleva ses frontières naturelles du côté des Alpes et du Rhin ; on l'enferma dans une prison géographique gardée de tous les côtés par des sbires dont on était sûr, le roi de Piémont, la Prusse, la Confédération germanique ; on créa expressément contre elle un Etat nouveau, tête de pont de la coalition, dans lequel deux millions de Hollandais furent placés sur la tête de quatre millions de Belges.
Les peuples n'avaient pas été mieux traités. Ils furent muselés, trahis, remis sous le joug despotique dont nous les avions à peine émancipés et, sauf en Pologne, on ne tint aucun compte des promesses de liberté qu'on leur avait prodiguées pour les soulever contre leurs véritables libérateurs. La plainte universelle recueillie par Joseph de Maistre se traduisait en accents pathétiques dans ses lettres : "Jamais les nations n'ont été plus méprisées, foulées aux pieds d'une manière plus irritante pour elles.
C'est une semence éternelle de guerres et de haines tant qu'il y aura une conscience parmi les hommes."