Professeur d'histoire à l'université de Poitiers, ancien membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton et de l'Institut universitaire de France, Martin Aurell est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Des chrétiens contre les croisades (XIIe-XIIIe siècle) , Dix idées reçues sur le Moyen Age et une biographie d'Aliénor d'Aquitaine, dont il est le meilleur spécialiste.
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- Nombre de pages576
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.255 kg
- Dimensions10,8 cm × 17,5 cm × 2,4 cm
- ISBN978-2-262-11132-8
- EAN9782262111328
- Date de parution05/06/2025
- CollectionTempus
- ÉditeurPerrin
Résumé
Puissance et décadence d'une des plus grandes familles politiques du Moyen Age. En épousant Aliénor d'Aquitaine en 1152, le jeune héritier du trône d'Angleterre Henri II étend son influence sur le continent : de l'Ecosse aux Pyrénées, de l'Irlande au Limousin, l'empire Plantagenêt vient de naître. En trois générations, de 1154 à 1224, il va s'imposer sur l'échiquier européen comme un partenaire aussi inévitable que menaçant.
Mais durer ne sera pas la moindre de ses difficultés : cet assemblage de comtés, marches et autres duchés sera sans cesse en rébellion, d'autant que, par serment, le Plantagenêt est à jamais le vassal du roi de France. En s'entourant d'une cour brillante composée de clercs savants qu'il a fait venir à prix d'or en Angleterre, Henri II met en place un Etat fort et centralisé pour cimenter cet espace politique disparate.
En s'offrant par ailleurs les plus belles plumes de l'époque, il fabrique la légende Plantagenêt, réécrit l'histoire familiale, s'invente des ancêtres aussi improbables qu'Arthur, le célèbre roi de Bretagne. Bientôt, dans toutes les cours de ses principautés, on chantera les louanges du maître et la fierté de le servir aiguisera l'affrontement contre le Capétien. Et pourtant, les coulisses du pouvoir offrent le spectacle d'une famille déchirée, soudée par la haine et dont les fils - Richard Coeur de Lion ou Jean sans Terre - sont prêts à tuer le père pour sauver leur mère répudiée, la grande reine Aliénor.
Shakespeare tirera de ce drame ses plus belles pages. L'impopularité du meurtre de l'archevêque Thomas Becket, assassiné à Cantorbéry par quatre chevaliers zélés, jette définitivement l'opprobre sur la famille. En 1224, la veuve de Jean sans Terre livre à Philippe Auguste le Poitou, sonnant le retrait de l'Anglais sur le sol continental : le dernier Plantagenêt, Henri III, y conserve la Gascogne, autant dire une peau de chagrin.
Mais durer ne sera pas la moindre de ses difficultés : cet assemblage de comtés, marches et autres duchés sera sans cesse en rébellion, d'autant que, par serment, le Plantagenêt est à jamais le vassal du roi de France. En s'entourant d'une cour brillante composée de clercs savants qu'il a fait venir à prix d'or en Angleterre, Henri II met en place un Etat fort et centralisé pour cimenter cet espace politique disparate.
En s'offrant par ailleurs les plus belles plumes de l'époque, il fabrique la légende Plantagenêt, réécrit l'histoire familiale, s'invente des ancêtres aussi improbables qu'Arthur, le célèbre roi de Bretagne. Bientôt, dans toutes les cours de ses principautés, on chantera les louanges du maître et la fierté de le servir aiguisera l'affrontement contre le Capétien. Et pourtant, les coulisses du pouvoir offrent le spectacle d'une famille déchirée, soudée par la haine et dont les fils - Richard Coeur de Lion ou Jean sans Terre - sont prêts à tuer le père pour sauver leur mère répudiée, la grande reine Aliénor.
Shakespeare tirera de ce drame ses plus belles pages. L'impopularité du meurtre de l'archevêque Thomas Becket, assassiné à Cantorbéry par quatre chevaliers zélés, jette définitivement l'opprobre sur la famille. En 1224, la veuve de Jean sans Terre livre à Philippe Auguste le Poitou, sonnant le retrait de l'Anglais sur le sol continental : le dernier Plantagenêt, Henri III, y conserve la Gascogne, autant dire une peau de chagrin.















