André Orléan est directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EHESS et membre de
l'École économique de Paris (ENS). Il est notamment l'auteur de La Monnaie souveraine (avec
Michel Aglietta, Odile Jacob, 1998) et de De l'euphorie à la panique, penser la crise financière
(Éditions Rue d'Ulm, 2009).
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- Nombre de pages340
- PrésentationBroché
- Poids0.346 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,3 cm
- ISBN978-2-02-105437-8
- EAN9782021054378
- Date de parution20/10/2011
- CollectionLa couleur des idées
- ÉditeurSeuil
Résumé
La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n’a su ni
prévoir les désordres à venir, ni même simplement nous mettre en garde contre de possibles
instabilités. Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige plus qu’un
simple replâtrage pour être corrigé : un renouvellement radical des méthodes et des concepts, au
premier rang desquels celui de valeur économique.
Pour le dire simplement, les économistes conçoivent la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme ayant la nature d’une grandeur objective qui s’impose aux acteurs et à leurs interactions, à la manière d’une force naturelle. Ceci est apparent dans le domaine financier au travers des formules mathématiques que calculent les économistes pour établir la juste évaluation des actifs.
La crise a montré que ces formules n’étaient pas fiables. Cela ne tient pas à une insuffisante habileté à mener des calculs complexes mais à la nature même de la question posée. Il n’existe pas une juste valeur, ni pour les marchandises, ni pour les titres, mais différents prix possibles en fonction des intérêts et des croyances. À partir de ce nouveau cadre d'analyse, c'est toute la science économique qu'il s'agit de refonder.
Pour le dire simplement, les économistes conçoivent la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme ayant la nature d’une grandeur objective qui s’impose aux acteurs et à leurs interactions, à la manière d’une force naturelle. Ceci est apparent dans le domaine financier au travers des formules mathématiques que calculent les économistes pour établir la juste évaluation des actifs.
La crise a montré que ces formules n’étaient pas fiables. Cela ne tient pas à une insuffisante habileté à mener des calculs complexes mais à la nature même de la question posée. Il n’existe pas une juste valeur, ni pour les marchandises, ni pour les titres, mais différents prix possibles en fonction des intérêts et des croyances. À partir de ce nouveau cadre d'analyse, c'est toute la science économique qu'il s'agit de refonder.
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