Stig Dagerman (1923-1954), Georges Navel (1904-1993) et
Armand Robin (1912-1961) ont cherché, leur vie durant, les
mots pour dire l'essentiel de leur propre vécu, mais aussi celui
de leurs frères en humanité. Ils l'ont fait sous des formes et
dans des registres très différents. Le premier, journaliste et
romancier, fut un écrivain de l'inquiétude et du paradoxe. Le
deuxième, mémorialiste, un prosateur de la dignité ouvrière et
de l'homme non divisé.
Le troisième, poète, un tourmenteur de langage et un contempteur de la fausse parole. Chacun d'entre eux trouva dans l'anarchie une fraternité agissante qu'aucun enfermement ne vint jamais dévoyer, et plus encore une manière intime d'être au monde.
Le troisième, poète, un tourmenteur de langage et un contempteur de la fausse parole. Chacun d'entre eux trouva dans l'anarchie une fraternité agissante qu'aucun enfermement ne vint jamais dévoyer, et plus encore une manière intime d'être au monde.



