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L'économie française face à la concurrence britannique à la veille de 1914...

Par : Jean-Pierre Dormois
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  • Nombre de pages358
  • PrésentationBroché
  • Poids0.586 kg
  • Dimensions1,6 cm × 2,4 cm × 0,2 cm
  • ISBN2-7384-5624-3
  • EAN9782738456243
  • Date de parution20/09/1997
  • CollectionEtudes d'économie politique
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Y a-t-il un capitalisme "à la française" ? L'industrialisation de la France au XIXe siècle a-t-elle été "différente" de celle des autres pays ? L'auteur conteste la revendication d'exception française et montre que la France ne s'est pas industrialisée "différemment" de la Grande-Bretagne, mais que les deux pays ont utilisé les mêmes procédés pour rationaliser leur production et élever le niveau de vie de leur population.
La présente étude se sert de la Belle époque comme point d'observation sur le siècle qui précède, celui de l'industrialisation. Faisant la synthèse des statistiques a notre disposition, Fauteur montre que les niveaux de productivité révèlent que l'économie française jouissait à la veille de 1914 d'avantages comparatifs disproportionnés (mais en partie artificiels) dans l'agriculture à l'heure où le Royaume-Uni, ex-"atelier du monde", était devenu la première économie tertiaire.
Après l'amputation de l'Alsace-Lorraine et en dépit de quelques fleurons de classe internationale, le tissu industriel français apparaît encore comme relativement traditionnel et peu performant par rapport à une industrie britannique pourtant déjà dépassée par les plus dynamiques des "pays suiveurs". La "décadence économique de la France" (selon l'expression de Charles Mourre) trouverait alors ses origines non pas tant dans le manque de dynamisme des acteurs économiques, que dans la coalition stérile des "insiders"" du status quo, soutenue par l'activisme des pouvoirs publics.
Mais avons-nous tellement changé, et ces dilemmes d'hier ne sont-ils pas ceux d'aujourd'hui ?