Rappelons en deux mots ici la visée de Georges Haldas dans cette suite de chroniques ayant pour titre général : "La Confession d'une Graine". A savoir, pour un homme qui a senti monter en lui, dès sa jeunesse, le besoin irrépressible d'écrire - et d'écrire, au départ, des poèmes - et plus encore d'organiser sa vie en fonction de ce seul besoin, quelles sont les répercussions de ce projet fondamental sur le plan de la vie quotidienne, personnelle et sociale : amour, mariage, famille, métier, politique, religion, culture.
Répercussions qui, en retour, éclairent certains aspects de la société. A quoi il faut tout de suite ajouter que ce n'est pas l'écriture en elle-même, ici, qui compte, mais bien ce qu'elle révèle, à celui qui s'y consacre, de la vie : la sienne, celle d'autrui, celle du monde. Ce que précisément l'auteur appelle la "Petite Graine". Après donc L'Emergence, où Haldas parle des conditions dans lesquelles s'est manifesté en lui le besoin d'écrire, et Conquête matinale, où on voit la Petite Graine aux prises, entre autres, avec la vie familiale, les études universitaires et des errances diurnes et nocturnes dans sa ville, voici L'Ecole du Meurtre.
Où la même Petite Graine, cette fois, affronte la Seconde Guerre mondiale. Autrement dit, le meurtre généralisé. Mais cela dans l'ambiguïté. Quelle ambiguïté ? Celle même de la Suisse qui, au coeur d'une Europe ravagée par les massacres, est restée, la neutralité aidant, à l'abri. Dans un climat, note l'auteur, de "non-événement". Au sein duquel s'inscrivent les péripéties de sa vie ordinaire. Où la Petite Graine néanmoins découvre que si, avec la guerre, il y a effectivement meurtre généralisé, le meurtre n'est pas absent de ce petit pays.
Où se commettent pas mal de crimes. Reste que le meurtre, ce n'est pas seulement tuer, physiquement, l'autre. Mentir ; trahir ; humilier, exploiter, désespérer autrui en sont des formes plus subtiles. Il y a en outre des regards, des paroles, des silences même qui relèvent de cet "Etat de Meurtre" inhérent, selon Haldas, à la condition humaine. Et dont il commence par dénoncer en lui-même les méfaits.
Autant dire que, dans cette Confession, il se livre tout entier.
Rappelons en deux mots ici la visée de Georges Haldas dans cette suite de chroniques ayant pour titre général : "La Confession d'une Graine". A savoir, pour un homme qui a senti monter en lui, dès sa jeunesse, le besoin irrépressible d'écrire - et d'écrire, au départ, des poèmes - et plus encore d'organiser sa vie en fonction de ce seul besoin, quelles sont les répercussions de ce projet fondamental sur le plan de la vie quotidienne, personnelle et sociale : amour, mariage, famille, métier, politique, religion, culture.
Répercussions qui, en retour, éclairent certains aspects de la société. A quoi il faut tout de suite ajouter que ce n'est pas l'écriture en elle-même, ici, qui compte, mais bien ce qu'elle révèle, à celui qui s'y consacre, de la vie : la sienne, celle d'autrui, celle du monde. Ce que précisément l'auteur appelle la "Petite Graine". Après donc L'Emergence, où Haldas parle des conditions dans lesquelles s'est manifesté en lui le besoin d'écrire, et Conquête matinale, où on voit la Petite Graine aux prises, entre autres, avec la vie familiale, les études universitaires et des errances diurnes et nocturnes dans sa ville, voici L'Ecole du Meurtre.
Où la même Petite Graine, cette fois, affronte la Seconde Guerre mondiale. Autrement dit, le meurtre généralisé. Mais cela dans l'ambiguïté. Quelle ambiguïté ? Celle même de la Suisse qui, au coeur d'une Europe ravagée par les massacres, est restée, la neutralité aidant, à l'abri. Dans un climat, note l'auteur, de "non-événement". Au sein duquel s'inscrivent les péripéties de sa vie ordinaire. Où la Petite Graine néanmoins découvre que si, avec la guerre, il y a effectivement meurtre généralisé, le meurtre n'est pas absent de ce petit pays.
Où se commettent pas mal de crimes. Reste que le meurtre, ce n'est pas seulement tuer, physiquement, l'autre. Mentir ; trahir ; humilier, exploiter, désespérer autrui en sont des formes plus subtiles. Il y a en outre des regards, des paroles, des silences même qui relèvent de cet "Etat de Meurtre" inhérent, selon Haldas, à la condition humaine. Et dont il commence par dénoncer en lui-même les méfaits.
Autant dire que, dans cette Confession, il se livre tout entier.