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L'aube des traducteurs. De l'hébreu au grec : traducteurs et lecteurs de la Bible des Septante IIIe s. av. J.-C. - IVe s. apr. J.-C.
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- Nombre de pages239
- PrésentationBroché
- Poids0.295 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-204-08035-4
- EAN9782204080354
- Date de parution15/02/2007
- Collectioninitiations
- ÉditeurCerf
Résumé
" Il était une fois une traduction... " Ainsi commence ce livre qui n'est pas un conte mais qui paraît en raconter un : bien que fruit d'une culture archaïque et étrangère aux Grecs, avorton littéraire en marge d'une culture riche et presque saturée, les Ecritures juives, par la grâce de la traduction des Septante, devinrent l'Ecriture sainte du monde gréco-romain. Et le conte a perduré : devenu religion officielle de l'Empire romain, le christianisme a instauré la Bible comme son livre de référence, et c'est toujours son statut vingt-trois siècles après cette première traduction. Première ? Oui. Dans un monde où toute culture s'enfermait dans sa suprématie (soit contre tout ce qui était " barbare " pour les Hellènes, soit, au contraire, contre tout ce qui était grec, donc étranger, pour les autres peuples méditerranéens - qui résistaient déjà à une première vague de globalisation), dans un monde où les échanges entre les cultures se faisaient par des voies obliques, on ne pratiquait pas la traduction littéraire (l'idée même d'une telle transmission, si coutumière pour nous, était absente de l'horizon intellectuel de l'Antiquité). Et cette traduction improbable a surgi. C'est cette histoire qui nous est racontée : celle des traducteurs, celle des lecteurs, celle des mots et du langage. Des considérations sur l'intérêt philologique et historique de cette première traduction émerge tout naturellement la question du sens de l'Ecriture - tel qu'il était pour l'Antiquité tardive, tel qu'il pourrait être pour une modernité tardive.


