Gérard de Cortanze est l'auteur de plus de cinquante livres traduits en vingt langues, parmi lesquels le cycle des Vice-rois, et plus récemment Laura et Spaghetti !... On lui doit également de nombreux essais sur Auster, Semprun, Hemingway, Sollers, Le Clézio... Il a obtenu le prix Renaudot avec son roman Assam. Il collabore au Magazine littéraire et dirige la collection Folio Biographies aux éditions Gallimard.
L'atelier intime
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- Nombre de pages279
- PrésentationBroché
- Poids0.385 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 2,5 cm
- ISBN2-268-05932-4
- EAN9782268059327
- Date de parution21/09/2006
- ÉditeurRocher (Editions du)
Résumé
Je vis dans la fréquentation des peintres et des sculpteurs. Nos échanges, amicaux et féconds, ont lieu, le plus souvent, dans leur atelier, cet espace aussi singulier qu'intime. Ce livre est l'histoire de nos rencontres. Tout au long de ces voyages dans une trentaine d'ateliers, une évidence m'est apparue : l'atelier n'est pas un lieu neutre. Clos, discret, impudique, il n'existe que dans le commerce qu'on entretient avec lui : artiste ou simple visiteur.
Il n'est jamais silencieux, ni rébarbatif, ni redondant, ni morne, ni vide. L'atelier est un lieu de réponses plus que de questions. Tous me l'ont dit - Louise Bourgeois, Zao Wou-Ki, Soulages, Garouste, Antonio Saura, Combas, Buren, Texier, etc. : le lieu actif de l'atelier, impénétrable et intime, est le lieu où le créateur aime vivre, où il fait des choses qui sont ses inventions, où il se regarde, où il s'observe.
Nombre d'artistes m'ont avoué ne rien " faire " parfois dans leur atelier. Un tel peut y passer quelques heures, sans enlever son manteau, puis repartir, ou venir assister au jour qui se lève ; tel autre y attend le danger, ou s'expose à la lumière. Mais tous en conviennent : l'atelier, qui en dit souvent plus sur eux-mêmes que leurs œuvres, " ne se fait pas comme ça ". Il s'apprend, se prend, s'investit, se dompte.
César a raison : " On met toute une vie à faire un atelier."
Il n'est jamais silencieux, ni rébarbatif, ni redondant, ni morne, ni vide. L'atelier est un lieu de réponses plus que de questions. Tous me l'ont dit - Louise Bourgeois, Zao Wou-Ki, Soulages, Garouste, Antonio Saura, Combas, Buren, Texier, etc. : le lieu actif de l'atelier, impénétrable et intime, est le lieu où le créateur aime vivre, où il fait des choses qui sont ses inventions, où il se regarde, où il s'observe.
Nombre d'artistes m'ont avoué ne rien " faire " parfois dans leur atelier. Un tel peut y passer quelques heures, sans enlever son manteau, puis repartir, ou venir assister au jour qui se lève ; tel autre y attend le danger, ou s'expose à la lumière. Mais tous en conviennent : l'atelier, qui en dit souvent plus sur eux-mêmes que leurs œuvres, " ne se fait pas comme ça ". Il s'apprend, se prend, s'investit, se dompte.
César a raison : " On met toute une vie à faire un atelier."














