Mon visage, est-ce moi ? Des photos d'identité à la reconnaissance faciale, tout semble indiquer que c'est bien dans le visage que notre identité transparaît. Pourtant, cette supposée évidence est le fruit d'une longue construction sociale et culturelle. A partir du XVIe siècle, avec l'émergence du concept d'individu, le visage devient l'emblème de la singularité, le miroir des émotions. D'aucuns prétendent pouvoir y lire le caractère ou la criminalité future d'un individu.
Alors que ces théories sont aujourd'hui largement disqualifiées sur le plan scientifique, elles n'en demeurent pas moins fermement ancrées en nous. Mais que deviennent ces certitudes lorsque le visage est défiguré, greffé ou transformé ? Est-il toujours si facile d'y trouver les traces d'une identité ? En croisant la pensée de Lévinas avec l'histoire, la photographie ou le cinéma, Aurore Mréjen examine la signification du visage et la façon dont il nous appelle dans la rencontre avec autrui.
Mon visage, est-ce moi ? Des photos d'identité à la reconnaissance faciale, tout semble indiquer que c'est bien dans le visage que notre identité transparaît. Pourtant, cette supposée évidence est le fruit d'une longue construction sociale et culturelle. A partir du XVIe siècle, avec l'émergence du concept d'individu, le visage devient l'emblème de la singularité, le miroir des émotions. D'aucuns prétendent pouvoir y lire le caractère ou la criminalité future d'un individu.
Alors que ces théories sont aujourd'hui largement disqualifiées sur le plan scientifique, elles n'en demeurent pas moins fermement ancrées en nous. Mais que deviennent ces certitudes lorsque le visage est défiguré, greffé ou transformé ? Est-il toujours si facile d'y trouver les traces d'une identité ? En croisant la pensée de Lévinas avec l'histoire, la photographie ou le cinéma, Aurore Mréjen examine la signification du visage et la façon dont il nous appelle dans la rencontre avec autrui.