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L'Anathomia de Ricardus Anglicus. Un traité d'anatomie physiologique de la fin du XIIe siècle
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- Nombre de pages414
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.56 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-7453-6629-0
- EAN9782745366290
- Date de parution30/05/2026
- CollectionSciences, techniques et civili
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Les bases médiévales de l'anatomie moderne, définie comme une connaissance approfondie de la structure et de l'organisation du corps humain essentielle à la médecine, émergent en Italie à la fin des XIIIe et XIVe siècles. Les textes médicaux des XIIe et XIIIe siècles s'intéressent précocement à l'anatomie, non pas dans le contexte de la chirurgie, qui n'a pas encore clairement manifesté d'intérêt pour cette discipline, mais plutôt dans une perspective naturaliste plus large, visant à comprendre l'organisation et le fonctionnement des différents membres du corps humain.
Un texte notable illustrant cet intérêt est l'Anathomia Ricardi, également connue sous le nom d'Anathomia Ricardi Salernitani. Les historiens allemands de la médecine, qui en ont publié les premiers manuscrits à la fin du XIXe siècle, pensaient qu'il avait été écrit à Salerne. Il s'agit de la première synthèse intégrant les informations anatomiques et physiologiques détaillées dans le Pantegni de Constantin l'Africain, mais organisée en suivant la classification des membres principaux de Galien dans le Tegni, version médiévale de son Art médical.
Les résultats de notre enquête présentés dans ce livre, révèlent que les copies successives de ce texte, écrit à la fin du XIIe siècle, se divisent en deux traditions distinctes, chacune ayant connu un succès certain. La première tradition, écrite par un médecin du nom de Ricardus anglicus, possiblement à Montpellier, diffuse rapidement dès le début du XIIIe siècle à travers le réseau abbatial, vers le nord et l'est de l'Europe (France, Angleterre, Allemagne, Pologne).
La seconde tradition résulte d'une révision significative de ce texte initial, intégrant des éléments issus des oeuvres biologiques d'Aristote peu après leur traduction au XIIIe siècle. Elle semble être enseignée à Montpellier, et ses copies gagnent également rapidement les mêmes régions géographiques que la première. Ces traditions furent l'objet d'adaptations en langue vernaculaire au XVe siècle, attestant leur intérêt persistant pendant trois siècles.
Un texte notable illustrant cet intérêt est l'Anathomia Ricardi, également connue sous le nom d'Anathomia Ricardi Salernitani. Les historiens allemands de la médecine, qui en ont publié les premiers manuscrits à la fin du XIXe siècle, pensaient qu'il avait été écrit à Salerne. Il s'agit de la première synthèse intégrant les informations anatomiques et physiologiques détaillées dans le Pantegni de Constantin l'Africain, mais organisée en suivant la classification des membres principaux de Galien dans le Tegni, version médiévale de son Art médical.
Les résultats de notre enquête présentés dans ce livre, révèlent que les copies successives de ce texte, écrit à la fin du XIIe siècle, se divisent en deux traditions distinctes, chacune ayant connu un succès certain. La première tradition, écrite par un médecin du nom de Ricardus anglicus, possiblement à Montpellier, diffuse rapidement dès le début du XIIIe siècle à travers le réseau abbatial, vers le nord et l'est de l'Europe (France, Angleterre, Allemagne, Pologne).
La seconde tradition résulte d'une révision significative de ce texte initial, intégrant des éléments issus des oeuvres biologiques d'Aristote peu après leur traduction au XIIIe siècle. Elle semble être enseignée à Montpellier, et ses copies gagnent également rapidement les mêmes régions géographiques que la première. Ces traditions furent l'objet d'adaptations en langue vernaculaire au XVe siècle, attestant leur intérêt persistant pendant trois siècles.




