"Pages de l'immobile réalisé, mais réalisé comme le réel insaisissable — en défaut, c'est le tout qui se révèle en déplacement. Pensée toujours active — recto — verso — du dehors. Ne se traverse que la page qui aura arrêté, et ici elles le font toutes, pour chaque fois rejoindre la masse transparente rudimentaire. Merci de m'avoir voulu — de ce livre magnifique — le lecteur, lecteur appelé, sans parole.
La parole, qui est vôtre, elle-même à l'arraché, dans sa page, page très âpre, chaque fois gagnée sur la disparition de ce qui nous entoure, dans l'assèchement du lit comme à contre-courant, et sans atténuer la disparition qui aujourd'hui doit aimanter. En regard, je lis Se donnant / disparaissent. La mise à vide est mise à vif, et la disparition, un don — qui oeuvre au retour. L'attente dans le déblai y est chaque fois soutenue sans espoir.
Aujourd'hui il n'en faut pas plus, l'attente n'est pas même attente du retour, elle comble." André du Bouchet
"Pages de l'immobile réalisé, mais réalisé comme le réel insaisissable — en défaut, c'est le tout qui se révèle en déplacement. Pensée toujours active — recto — verso — du dehors. Ne se traverse que la page qui aura arrêté, et ici elles le font toutes, pour chaque fois rejoindre la masse transparente rudimentaire. Merci de m'avoir voulu — de ce livre magnifique — le lecteur, lecteur appelé, sans parole.
La parole, qui est vôtre, elle-même à l'arraché, dans sa page, page très âpre, chaque fois gagnée sur la disparition de ce qui nous entoure, dans l'assèchement du lit comme à contre-courant, et sans atténuer la disparition qui aujourd'hui doit aimanter. En regard, je lis Se donnant / disparaissent. La mise à vide est mise à vif, et la disparition, un don — qui oeuvre au retour. L'attente dans le déblai y est chaque fois soutenue sans espoir.
Aujourd'hui il n'en faut pas plus, l'attente n'est pas même attente du retour, elle comble." André du Bouchet