L'Ahellil Du Gourara

Par : Mouloud Mammeri
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  • Nombre de pages446
  • PrésentationBroché
  • FormatGrand Format
  • Poids0.625 kg
  • Dimensions15,5 cm × 22,0 cm × 2,5 cm
  • ISBN2-7351-0107-X
  • EAN9782735101078
  • Date de parution01/01/1985
  • ÉditeurMaison des Sciences de l'Homme

Résumé

Le coefficient d'accélération qu'a pris depuis peu l'histoire des peuples sans écriture à peu près partout dans le monde, leur fatal et bientôt irréversible alignement sur le type de la civilisation techniciste d'Occident font qu'en certaines régions on assiste probablement aux dernières années où l'on peut recueillir des documents de littérature orale non encore adultérée. Le Gourara du sud-ouest algérien est de celles-là. Longtemps préservée par les sables dans un relatif isolement, la société du Gourara évolue aujourd'hui rapidement. Déjà une politique du tourisme, soucieuse de rentabilité, travaille à transformer la communion recueillie de l'ahellil en foire, ses officiants en bateleurs. Il était temps de sauver d'une mort indigne un genre qui, pendant des siècles, a traduit la joie, les phantasmes et les désirs des hommes, pour lui donner ne fût-ce que cette vie demi-morte que constitue pour le verbe son enfermement dans les pages froides de l'écrit. C'est par hasard qu'une équipe de chercheurs a découvert en même temps que la poésie de l'ahellil, sa musique polyphonique, probablement millénaire. Dans l'ahellil ont sédimenté des éléments divers, certains venus de très loin. Il y en a d'actuels, un grand nombre récite les vertus des chorfa, arrivés dans le pays à partir du XVIe siècle ou leur adresse de longues prières ; certains chantent les parfums, les bijoux, les amours souvent courtoises de la grande époque que fut pour le Gourara le moyen âge ; quelques-uns gardent les souvenirs d'une judaïté nombreuse et prospère, jusqu'à sa destruction brutale à la fin du XVe siècle ; d'autres encore remontent plus loin dans le passé. Dans une humanité bientôt uniformisée par ses propres inventions et qui dispose de moins en moins de variantes civilisa tonnelles, un genre comme l'ahellil constitue un exemple encore vivant d'une façon de dire autre chose autrement.
Le coefficient d'accélération qu'a pris depuis peu l'histoire des peuples sans écriture à peu près partout dans le monde, leur fatal et bientôt irréversible alignement sur le type de la civilisation techniciste d'Occident font qu'en certaines régions on assiste probablement aux dernières années où l'on peut recueillir des documents de littérature orale non encore adultérée. Le Gourara du sud-ouest algérien est de celles-là. Longtemps préservée par les sables dans un relatif isolement, la société du Gourara évolue aujourd'hui rapidement. Déjà une politique du tourisme, soucieuse de rentabilité, travaille à transformer la communion recueillie de l'ahellil en foire, ses officiants en bateleurs. Il était temps de sauver d'une mort indigne un genre qui, pendant des siècles, a traduit la joie, les phantasmes et les désirs des hommes, pour lui donner ne fût-ce que cette vie demi-morte que constitue pour le verbe son enfermement dans les pages froides de l'écrit. C'est par hasard qu'une équipe de chercheurs a découvert en même temps que la poésie de l'ahellil, sa musique polyphonique, probablement millénaire. Dans l'ahellil ont sédimenté des éléments divers, certains venus de très loin. Il y en a d'actuels, un grand nombre récite les vertus des chorfa, arrivés dans le pays à partir du XVIe siècle ou leur adresse de longues prières ; certains chantent les parfums, les bijoux, les amours souvent courtoises de la grande époque que fut pour le Gourara le moyen âge ; quelques-uns gardent les souvenirs d'une judaïté nombreuse et prospère, jusqu'à sa destruction brutale à la fin du XVe siècle ; d'autres encore remontent plus loin dans le passé. Dans une humanité bientôt uniformisée par ses propres inventions et qui dispose de moins en moins de variantes civilisa tonnelles, un genre comme l'ahellil constitue un exemple encore vivant d'une façon de dire autre chose autrement.
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