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L'Affaire Kravtchenko

Par : Nina Berberova
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  • Nombre de pages288
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.345 kg
  • Dimensions11,5 cm × 21,7 cm × 2,2 cm
  • ISBN2-86869-569-8
  • EAN9782868695697
  • Date de parution01/09/1990
  • ÉditeurActes Sud
  • TraducteurAndré Markowicz
  • TraducteurIrène Markowicz

Résumé

Quand s'ouvre le procès Kravtchenko contre les Lettres françaises, le 24 janvier 1949, il apparaît tout de suite que ce procès en diffamation va tourner au procès du régime soviétique et que la question de fond qui est posée là est celle de l'existence de camps de concentration en URSS. Les Lettres françaises appellent des témoins prestigieux qui affirment sous serment qu'il n'y en a pas et qu'il ne saurait y en avoir.
On n'a encore entendu parler ni d'Une journée d'Ivan Denissovitch, ni de Soljenitsyne, ni du mot "goulag". Kravtchenko, lui, a fait venir des victimes, des "personnes déplacées". Et parmi ces témoins, une femme, Margarete Buber-Neumann, dont le témoignage produit un effet considérable. Nina Berberova (qui passe sa dernière année en France) se trouve sur les bancs de la presse. Elle a compris ce qui se joue dans ces débats : non pas le sort de Kravtchenko, auquel elle ne s'intéresse guère, mais...
la vérité. Sa stupeur d'émigrée consternée par l'aveuglement des témoins de la défense, sa révolte contre le prestige usurpé d'un pouvoir criminel, et sa détermination à saisir l'occasion du procès pour contribuer, si peu que ce soit, à l'émancipation de l'opinion occidentale, lui inspirent des portraits, de petits commentaires incrustés dans le compte rendu, parfois simplement des sous-titres - mais ils sont acérés comme des fléchettes d'acier.
(...) C'est cela, l'effet Berberova : la rigueur du compte rendu, l'acuité du regard, la nécessité de la justice et l'efficacité du style. Extrait de l'avant-propos d'Hubert Nyssen
L'Accompagnatrice
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C'est moi qui souligne
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