Hervé DAVODEAU est maître de conférences en géographie (Institut Agro, UMR ESO CNRS). Ses travaux prennent pour objets les politiques publiques du paysage, les pratiques professionnelles des paysagistes, les conflits et mobilisations sociales autour des paysages : ce qu'il regroupe sous le concept d'action paysagère dans une habilitation à diriger des recherches soutenue à l'EHESS en 2020, et dont il propose ici une synthèse.
L'action paysagère. Construire la controverse
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- Nombre de pages166
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.394 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-7592-3441-7
- EAN9782759234417
- Date de parution25/11/2021
- CollectionSynthèses
- ÉditeurQuae éditions
Résumé
Le paysage désigne "une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels ou humains et de leurs interrelations dynamiques". Plus politique que scientifique, cette définition issue de la Convention européenne du paysage (2000), désormais introduite dans le droit français, correspond bien à la manière dont l'action paysagère est ici traitée.
Le paysage devient ainsi une affaire de perception et un enjeu d'aménagement. La posture de recherche adoptée dans ces pages n'est pas celle d'un praticien cherchant à convaincre que la démarche paysagère est la réponse pour conduire la transition environnementale dans les territoires. La réflexion se veut nuancée et distanciée car il s'agit de reconnaître et construire la controverse du paysage. Chacun voit bien en effet que cette question ne sert pas toujours l'intérêt général et que l'action paysagère est souvent ambivalente, y compris à l'égard de la transition écologique et énergétique.
Aussi, l'approche développée dans cet ouvrage est moins prescriptive que descriptive, l'objectif étant de comprendre ce que les acteurs font avec le paysage, comment ils le font, les difficultés rencontrées, et comment les dépasser (ou non). Ce travail ne cible donc pas les paysages eux-mêmes mais les pratiques et les connaissances que les hommes ont de cette réalité. Sur un plan plus théorique, l'interrogation fondamentale porte sur la possibilité de reconnaître le paysage comme un actant des réalités sociales : non pas le considérer comme un acteur - car il est dépourvu d'intentionnalité - mais évaluer sa capacité à être un "embrayeur d'actions".
Le paysage devient ainsi une affaire de perception et un enjeu d'aménagement. La posture de recherche adoptée dans ces pages n'est pas celle d'un praticien cherchant à convaincre que la démarche paysagère est la réponse pour conduire la transition environnementale dans les territoires. La réflexion se veut nuancée et distanciée car il s'agit de reconnaître et construire la controverse du paysage. Chacun voit bien en effet que cette question ne sert pas toujours l'intérêt général et que l'action paysagère est souvent ambivalente, y compris à l'égard de la transition écologique et énergétique.
Aussi, l'approche développée dans cet ouvrage est moins prescriptive que descriptive, l'objectif étant de comprendre ce que les acteurs font avec le paysage, comment ils le font, les difficultés rencontrées, et comment les dépasser (ou non). Ce travail ne cible donc pas les paysages eux-mêmes mais les pratiques et les connaissances que les hommes ont de cette réalité. Sur un plan plus théorique, l'interrogation fondamentale porte sur la possibilité de reconnaître le paysage comme un actant des réalités sociales : non pas le considérer comme un acteur - car il est dépourvu d'intentionnalité - mais évaluer sa capacité à être un "embrayeur d'actions".
L'éditeur en parle
Cet ouvrage s'adresse autant aux praticiens de l'aménagement (paysagistes, urbanistes, architectes, naturalistes) qu'aux enseignants et étudiants de ces divers champs professionnels.




