Spécialiste de l'histoire russe, Nicolas Ross est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment : La mort du dernier tsar, la fin d'un mystère ? (L'Age d'Homme, 2001), Saint-Alexandre-sur-Seine, l'église russe de Paris et ses fidèles des origines à 1917 (Cerf, 2005), Saint-Alexandre-Nevski, centre spirituel de l'émigration russe (Syrtes, 2011), Aux sources de l'émigration russe blanche (Syrtes, 2011), La Crimée blanche du général Wrangel (1920) (Syrtes, 2014).
Koutiepov. Le combat d'un général blanc : de la Russie à l'exil
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- Nombre de pages331
- PrésentationBroché
- Poids0.606 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,5 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-940523-38-2
- EAN9782940523382
- Date de parution14/01/2016
- ÉditeurEditions des Syrtes
Résumé
L'un des agents soviétiques qui avaient participé à l'enlèvement du général Koutiepov en janvier 1930 lui a rendu un bel hommage en affirmant qu'il était " le principal générateur d'idées et le chef incontesté des officiers de l'émigration, surtout des plus jeunes. C'était une idole pour la jeune génération des officiers blancs ". Et, de fait, dans la mémoire de l'émigration russe blanche, le général Koutiepov (1882- 1930) occupe une place bien à lui, à la fois unique et presque banale.
Sa personnalité semble largement se retrouver dans le type caractéristique de l'officier russe : amoureux d'une patrie idéale, proche de son peuple et de ses hommes et prêt à servir son pays avec simplicité et abnégation. La grande littérature russe, depuis Pouchkine, fourmille de personnages qui rappellent Koutiepov. Plus qu'un père ou un guide, comme le général Wrangel, il fut pour beaucoup de combattants blancs un frère aîné, auquel l'expérience avait apporté le discernement des choix de vie et qui entraînait tout naturellement à sa suite une jeunesse appelée par son sentiment du devoir à la lutte contre les bolcheviques.
Pendant la guerre civile, il y en eut d'autres comme lui. Mais en émigration il fut le seul. Simplicité, rigueur morale, courage, intelligence immédiate des situations et des faits concrets, autorité naturelle, constance, honnêteté scrupuleuse, amour viscéral du peuple russe, fidélité aux valeurs éternelles de la Russie - ce sont là les principales qualités que reconnaissaient à Koutiepov ses partisans et ses admirateurs.
Dureté, cruauté, intelligence terre à terre, naïveté, incompétence politique, goût exagéré de l'uniforme et des parades - tels sont, parmi d'autres, les défauts que soulignaient ses adversaires. Ces défauts, remarquons-le, sont largement compatibles avec les qualités que lui attribuaient ses amis.
Sa personnalité semble largement se retrouver dans le type caractéristique de l'officier russe : amoureux d'une patrie idéale, proche de son peuple et de ses hommes et prêt à servir son pays avec simplicité et abnégation. La grande littérature russe, depuis Pouchkine, fourmille de personnages qui rappellent Koutiepov. Plus qu'un père ou un guide, comme le général Wrangel, il fut pour beaucoup de combattants blancs un frère aîné, auquel l'expérience avait apporté le discernement des choix de vie et qui entraînait tout naturellement à sa suite une jeunesse appelée par son sentiment du devoir à la lutte contre les bolcheviques.
Pendant la guerre civile, il y en eut d'autres comme lui. Mais en émigration il fut le seul. Simplicité, rigueur morale, courage, intelligence immédiate des situations et des faits concrets, autorité naturelle, constance, honnêteté scrupuleuse, amour viscéral du peuple russe, fidélité aux valeurs éternelles de la Russie - ce sont là les principales qualités que reconnaissaient à Koutiepov ses partisans et ses admirateurs.
Dureté, cruauté, intelligence terre à terre, naïveté, incompétence politique, goût exagéré de l'uniforme et des parades - tels sont, parmi d'autres, les défauts que soulignaient ses adversaires. Ces défauts, remarquons-le, sont largement compatibles avec les qualités que lui attribuaient ses amis.





