Kaspar de pierre est un récit poétique qui donne voix à Kaspar Hauser, l'enfant trouvé, mystérieusement arrivé en 1828 aux portes de Nuremberg après dix-sept ans de captivité. Tout d'abord, il fallait dynamiter le mythe du "séquestré au coeur pur" comme l'appelle Françoise Dolto qui le décrit, à l'instar de Verlaine et de son "priez pour nous pauvre Gaspard" , comme un enfant innocent, quasi christique.
Kaspar Hauser, comme Woyzeck, le soldat devenu meurtrier, sont des images de notre société moderne tardive dont il préfigure certains traits, pour Kaspar : la soif de gros-titres, la complaisance envers la maltraitance et l'iconisation de l'individu. Laure Gauthier (Courbevoie, 1972) est poétesse et auteur d'essais. Elle vit à Paris. Après des études de littérature allemande à l'université de Paris-Sorbonne et à l'université de Hambourg , elle soutient en 2003 sa thèse de doctorat sur les débuts de l'opéra en Allemagne.
Elle a publié de nombreux articles, co-dirigé cinq ouvrages collectifs et rédigé une monographie sur le premier opéra permanent de langue allemande (L'Opéra à Hambourg. Naissance d'un genre, essor d'une ville, PuPs, 2010). Elle contribue également à la revue Vacarme et à plusieurs sites de poésie contemporaine.
Kaspar de pierre est un récit poétique qui donne voix à Kaspar Hauser, l'enfant trouvé, mystérieusement arrivé en 1828 aux portes de Nuremberg après dix-sept ans de captivité. Tout d'abord, il fallait dynamiter le mythe du "séquestré au coeur pur" comme l'appelle Françoise Dolto qui le décrit, à l'instar de Verlaine et de son "priez pour nous pauvre Gaspard" , comme un enfant innocent, quasi christique.
Kaspar Hauser, comme Woyzeck, le soldat devenu meurtrier, sont des images de notre société moderne tardive dont il préfigure certains traits, pour Kaspar : la soif de gros-titres, la complaisance envers la maltraitance et l'iconisation de l'individu. Laure Gauthier (Courbevoie, 1972) est poétesse et auteur d'essais. Elle vit à Paris. Après des études de littérature allemande à l'université de Paris-Sorbonne et à l'université de Hambourg , elle soutient en 2003 sa thèse de doctorat sur les débuts de l'opéra en Allemagne.
Elle a publié de nombreux articles, co-dirigé cinq ouvrages collectifs et rédigé une monographie sur le premier opéra permanent de langue allemande (L'Opéra à Hambourg. Naissance d'un genre, essor d'une ville, PuPs, 2010). Elle contribue également à la revue Vacarme et à plusieurs sites de poésie contemporaine.