Kaptëlo. L'origine du ciel de case et du roseau à flèches chez les Wayana (Guyanes), édition bilingue français-wayana

Par : Mataliwa Kulijaman, Eliane Camargo
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  • Nombre de pages116
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.28 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-7355-0910-2
  • EAN9782735509102
  • Date de parution07/11/2019
  • ÉditeurCoédition CTHS/GADEPAM
  • PréfacierMarie Fleury

Résumé

Cet ouvrage bilingue wayana-français raconte deux mythes wayana enrichis d'un texte libre de Mataliwa qui explicite les conceptions culturelles et l'usage passé et présent du ciel de case et du roseau à flèches, objets essentiels de la société wayana. Le premier récit sur l'origine du ciel de case est étroitement lié au tukusipan, grande case traditionnelle collective où se réalisent des fêtes, des rituels, dont celui de purification, eputop, connu en français sous le nom de maraké.
Le malmena, plateau circulaire en bois est décoré de motifs traditionnels peints qui représentent des chenilles et des monstres aquatiques. Leur symbolisme renvoie à des règles de conduite socioculturelles. Ne pas les respecter affecte le corps et provoque des maladies. Le ciel de case est donc partie intégrante du patrimoine immatériel des Apalal et des Wayana, deux sociétés caribes. Pïlëu, le roseau à flèches symbolise quant à lui l'habileté et la force du serpent.
Il appartient à la mythologie panamazonienne. Cet ouvrage écrit entièrement bilingue wayana-français ; il est accompagné d'un lexique et de considérations générales sur la langue et la grammaire. Il représente donc également un outil pédagogique pour la population wayana.

L'éditeur en parle

Cet ouvrage bilingue wayana-français raconte deux mythes wayana enrichis d'un texte libre de Mataliwa qui explicite les conceptions culturelles et l'usage passé et présent du ciel de case et du roseau à flèches, objets essentiels de la société wayana. Le premier récit sur l'origine du ciel de case est étroitement lié au tukusipan, grande case traditionnelle collective et donc au rituel de purification, eputop, connu en français sous le nom de maraké.
Ce plateau circulaire en bois est décoré de motifs traditionnels peints qui représentent des chenilles et des monstres aquatiques. Leur symbolisme renvoie à des règles de conduite socioculturelles. Ne pas les respecter affecte le corps et provoque des maladies. Le ciel de case est donc partie intégrante du patrimoine immatériel des Apalaï et des Wayana, deux sociétés caribes. Le roseau à flèches symbolise quant à lui l'habileté et la force du serpent.
Il appartient à la mythologie pan-amazonienne.
Mataliwa Kulijaman est né en 1974 à Antécume Pata où il vit. Il collabore depuis des nombreuses années avec des chercheurs de diverses disciplines : anthropologues, ethnomusicologues, ethnobotanistes, ethnolinguistes. D'abord interprète entre son père et les chercheurs, il a ensuite participé à la transcription et à la traduction des matériaux collectés, par ces derniers auprès de son père. En 2003, en collaboration avec Eliane Camargo, il a conçu le projet du présent ouvrage.
En 2006, dans le cadre d'une formation à l'ethnologie amérindienne, il s'est rendu dans la région du Paru, territoire traditionnel des Wayana, pour participer à un projet sur "la mémoire des Anciens", mené par Eliane Camargo, sous l'égide de l'UNESCO. Eliane Camargo, linguiste, étudie la langue wayana, parlée au Brésil et en Guyane française depuis 1993 et 1999 respectivement. Elle a participé, en tant que responsable des ateliers de langue wayana, au programme de formation des médiateurs bilingues et culturels (Rectorat de la Guyane-CELIA-CASNAV).
En Guyane, elle collabore avec l'association Gadepam à des études en ethnolinguistique et ethnomusicologique (Fonds sonores de Jean-Marcel Hurault et d'Hervé Rivière).