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Judei Nostri. Juifs et chrétiens dans la couronne d'Aragon à la fin du Moyen Age
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- Nombre de pages256
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.42 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-912025-74-6
- EAN9782912025746
- Date de parution01/07/2011
- CollectionEtudes médiévales ibériques
- ÉditeurMéridiennes
Résumé
Ce livre, version remaniée d'une thèse de doctorat, se propose d'étudier les relations entre juifs et chrétiens dans l'espace aragonais au XIIIe et première moitié du XIVe siècle. Durant ces 150 ans, la position des juifs y évolue de façon significative : ils passent d'une situation souvent qualifiée d'Age d'Or - surtout si on la compare à ce que vivent leurs coreligionnaires ailleurs en Occident - à une aggravation de leurs conditions d'existence.
Il s'agit de mettre en évidence cette évolution et surtout de tenter de l'expliquer. Alors qu'au départ, il existe dans la Couronne d'Aragon un réel décalage entre la position statutaire des juifs définie par l'Eglise, et la réalité qu'ils vivent au quotidien à mesure que la conjoncture se durcit, les relations avec les chrétiens se compliquent et la vie quotidienne est émaillée d'incidents parfois dramatiques.
Pour saisir ces inflexions parfois imperceptibles, les relations entre juifs et chrétiens sont analysées à plusieurs niveaux et au moyen de sources de natures différentes : les documents de la pratique permettent d'appréhender la vie des hommes de toutes confessions dans ce qu'elle a de plus concret, et mettent en valeur la " convivence " qu'ils partagent le plus souvent. Les sources religieuses et théologiques permettent d'étudier la position de l'Eglise en théorie, mais aussi de voir comment la norme est mise en pratique, notamment au moyen de la prédication dont les juifs font l'objet en vue de leur conversion.
Les oeuvres et les démarches d'hommes comme Raymond Lulle ou Raymond Martin, qui sont à la fois des auteurs et des acteurs de la controverse avec les juifs, sont analysées et étudiées dans ce sens. Par ailleurs, les sources hébraïques, Responso de Salomon ben Adret, compte-rendu de la Dispute de Barcelone en 1263 par Nahmanide, et divers traités d'exégètes et d'halakhistes permettent d'analyser la réaction des juifs au changement d'attitude des chrétiens.
Enfin, la position du roi, arbitre des relations sociales dans ses Etats, est étudiée en filigrane. Les juifs sont pour lui un atout, essentiellement économique mais aussi politique et stratégique au moment où l'Etat s'élabore, et il les protège et garantit leurs privilèges, bien réels, tout au long de la période. Le choix de ces sources et de ces thèmes a pour ambition d'analyser une histoire " vivante " et mouvante et de saisir l'évolution des relations entre deux groupes dont la coexistence a produit de grandes richesses.
Le large éventail de la documentation examinée permet une approche globale de la question et facilite l'analyse des fondements idéologiques des relations économiques et sociales.
Il s'agit de mettre en évidence cette évolution et surtout de tenter de l'expliquer. Alors qu'au départ, il existe dans la Couronne d'Aragon un réel décalage entre la position statutaire des juifs définie par l'Eglise, et la réalité qu'ils vivent au quotidien à mesure que la conjoncture se durcit, les relations avec les chrétiens se compliquent et la vie quotidienne est émaillée d'incidents parfois dramatiques.
Pour saisir ces inflexions parfois imperceptibles, les relations entre juifs et chrétiens sont analysées à plusieurs niveaux et au moyen de sources de natures différentes : les documents de la pratique permettent d'appréhender la vie des hommes de toutes confessions dans ce qu'elle a de plus concret, et mettent en valeur la " convivence " qu'ils partagent le plus souvent. Les sources religieuses et théologiques permettent d'étudier la position de l'Eglise en théorie, mais aussi de voir comment la norme est mise en pratique, notamment au moyen de la prédication dont les juifs font l'objet en vue de leur conversion.
Les oeuvres et les démarches d'hommes comme Raymond Lulle ou Raymond Martin, qui sont à la fois des auteurs et des acteurs de la controverse avec les juifs, sont analysées et étudiées dans ce sens. Par ailleurs, les sources hébraïques, Responso de Salomon ben Adret, compte-rendu de la Dispute de Barcelone en 1263 par Nahmanide, et divers traités d'exégètes et d'halakhistes permettent d'analyser la réaction des juifs au changement d'attitude des chrétiens.
Enfin, la position du roi, arbitre des relations sociales dans ses Etats, est étudiée en filigrane. Les juifs sont pour lui un atout, essentiellement économique mais aussi politique et stratégique au moment où l'Etat s'élabore, et il les protège et garantit leurs privilèges, bien réels, tout au long de la période. Le choix de ces sources et de ces thèmes a pour ambition d'analyser une histoire " vivante " et mouvante et de saisir l'évolution des relations entre deux groupes dont la coexistence a produit de grandes richesses.
Le large éventail de la documentation examinée permet une approche globale de la question et facilite l'analyse des fondements idéologiques des relations économiques et sociales.







