Job, mon ami. Promesses du bonheur et fatalité du mal

Par : Bronislaw Baczko
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  • Nombre de pages444
  • PrésentationBroché
  • Poids0.475 kg
  • Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 2,9 cm
  • ISBN2-07-074804-9
  • EAN9782070748044
  • Date de parution15/10/1997
  • CollectionNRF Essais
  • ÉditeurGallimard

Résumé

Les Lumières, depuis quelque temps, sont chargées rétrospectivement de tous les maux, au prétexte qu'elles auraient, par un culte optimiste de la Raison, enclenché le déchaînement des tragédies sans précédent de notre siècle. La réalité historique fait apparaître les Lumières sous un tout autre jour : traversées par des tensions morales et des oppositions intellectuelles où se joue la validité des promesses de bonheur en regard de la fatalité du mal.
Dans une histoire désormais désacralisée, devenue l'oeuvre de la seule humanité et que la Faute et la Chute ne marquent plus à ses origines, le mal est privé de fondement. Mais il n'est pas exorcisé pour autant. Moral, social, physique, il demeure, malgré les progrès de l'esprit humain, inéluctable, identique à lui-même par-delà la diversité des formes et des voies qu'il emprunte. Cet écart irréductible, les Lumières le mesurent à l'aune de leur quête obstinée des moyens, contradictoires censés le réduire : affirmation de l'autonomie morale de l'individu ou nostalgie de la norme perdue ; confiance dans la nature bonne de l'homme ou résignation devant la capacité de ses semblables à ériger leur malheur en système ; relativisme culturel ouvrant à un pluralisme moral ou exigence d'universalité des valeurs fondamentales ; utopie volontariste d'une Cité juste ou réformisme pragmatique atténuant les injustices ; aspiration légitime des hommes à inventer et construire leur bonheur ou constat amer qu'à jamais des humains, Job est l'ami et le prochain.

L'éditeur en parle

Les Lumières, depuis quelque temps, sont chargées rétrospectivement de tous les maux, au prétexte qu'elles auraient, par un culte optimiste de la Raison, enclenché le déchaînement des tragédies sans précédent de notre siècle. La réalité historique fait apparaître les Lumières sous un tout autre jour : traversées par des tensions morales et des oppositions intellectuelles où se joue la validité des promesses de bonheur en regard de la fatalité du mal.
Dans une histoire désormais désacralisée, devenue l'ouvre de la seule humanité et que la Faute et la Chute ne marquent plus à ses origines, le mal est privé de fondement. Mais il n'est pas exorcisé pour autant. Moral, social, physique, il demeure, malgré les progrès de l'esprit humain, inéluctable, identique à lui-même par-delà la diversité des formes et des voies qu'il emprunte. Cet écart irréductible, les Lumières le mesurent à l'aune de leur quête obstinée des moyens, contradictoires censés le réduire : affirmation de l'autonomie morale de l'individu ou nostalgie de la norme perdue ; confiance dans la nature bonne de l'homme ou résignation devant la capacité de ses semblables à ériger leur malheur en système ; relativisme culturel ouvrant à un pluralisme moral ou exigence d'universalité des valeurs fondamentales ; utopie volontariste d'une Cité juste ou réformisme pragmatique atténuant les injustices ; aspiration légitime des hommes à inventer et construire leur bonheur ou constat amer qu'à jamais des humains, Job est l'ami et le prochain.