Historien de la répression policière et militant antiautoritaire, Maurice Rajsfus (1928-2020) est l'auteur sur la période et aux Editions du Détour de : Des Juifs dans la Collaboration : l'Ugif (1941-1944), La Police de Vichy, La Rafle du Vel d'Hiv, Paris, 1942 : Chroniques d'un survivant, Drancy : Un camp de concentration très ordinaire et Le Piège des Ardennes - 1941-1944. Laurent Joly est historien, directeur de recherche au CNRS, il est notamment l'auteur de La Rafle du Vel d'Hiv : Paris, juillet 1942 (Grasset, 2022).
Jeudi noir. La rafle du 16 juillet 1942
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- Nombre de pages256
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.256 kg
- Dimensions12,5 cm × 19,0 cm × 2,1 cm
- ISBN978-2-38532-088-1
- EAN9782385320881
- Date de parution15/05/2025
- ÉditeurEditions du Détour
- PréfacierLaurent Joly
Résumé
16 juillet 1942. A quatre heures du matin, la rafle du Vel d'Hiv débute. En deux jours, 12 884 Juifs sont arrêtés par la police française - sans le concours des Allemands. Maurice Rajsfus a quatorze ans et, grâce à une suite d'ordres et de contre-ordres, il est libéré ; il ne reverra jamais ses parents. Jeudi noir est d'abord le récit, heure par heure, de cette journée (surnommée par les victimes, Der Finztererponerztig : "le jeudi noir" en yiddish) qui restera une tache indélébile dans l'histoire de l'administration française.
L'auteur mène ensuite une enquête sur les responsabilités des institutions : police, Régie des bus parisiens, municipalité ; mais aussi sur la lâcheté ordinaire : celle des complices comme Marcel Mulot, ce voisin policier qui dirige l'arrestation de la famille, ou de ceux qui détournent le regard quand ils ne tentent pas de profiter de la situation, comme la concierge de l'immeuble, qui le jour même, essaye de voler ce qui peut l'être dans l'appartement des Rajsfus.
Le livre s'achève sur une réflexion sur la mémoire des victimes et les plaies qui ne se referment pas.
L'auteur mène ensuite une enquête sur les responsabilités des institutions : police, Régie des bus parisiens, municipalité ; mais aussi sur la lâcheté ordinaire : celle des complices comme Marcel Mulot, ce voisin policier qui dirige l'arrestation de la famille, ou de ceux qui détournent le regard quand ils ne tentent pas de profiter de la situation, comme la concierge de l'immeuble, qui le jour même, essaye de voler ce qui peut l'être dans l'appartement des Rajsfus.
Le livre s'achève sur une réflexion sur la mémoire des victimes et les plaies qui ne se referment pas.




















