"Je suis né dans une boulangerie, c'est vraiment un festival d'odeurs, un laboratoire des cinq sens. Il n'y a pas seulement l'odeur du pain chaud, mais aussi les arômes de pâtisserie. Dans le métier de journaliste, on n'insiste pas assez sur l'importance du corps, les cinq sens doivent fonctionner à plein régime. Quand un journaliste débarque quelque part, il n'a au départ que ces outils. Le toucher, la manière dont on va serrer la main de la personne qu'on va interroger, l'odeur de sa maison, la voix, enfin tout cet environnement." Venant pour la deuxième fois à Port-Cros (après un passage en voilier ne lui ayant laissé aucun souvenir), Jean-Paul Kauffmann a mis en éveil ses cinq sens : il évoque la manière de ressentir les goûts et les parfums, notamment des grands vins, mais aussi ses lectures - depuis l'enfance jusqu'aux trois années de captivité au Liban -, et l'écriture, la littérature à laquelle il assigne "le devoir de perturber"...
Ecrivain insulaire (il termine presque tous ses livres dans l'air iodé des "latitudes atlantiques"), il est peu friand de la Méditerranée, trop "aimable". Il fait cependant confiance à la sérendipité, cet "hasard fructueux"...
"Je suis né dans une boulangerie, c'est vraiment un festival d'odeurs, un laboratoire des cinq sens. Il n'y a pas seulement l'odeur du pain chaud, mais aussi les arômes de pâtisserie. Dans le métier de journaliste, on n'insiste pas assez sur l'importance du corps, les cinq sens doivent fonctionner à plein régime. Quand un journaliste débarque quelque part, il n'a au départ que ces outils. Le toucher, la manière dont on va serrer la main de la personne qu'on va interroger, l'odeur de sa maison, la voix, enfin tout cet environnement." Venant pour la deuxième fois à Port-Cros (après un passage en voilier ne lui ayant laissé aucun souvenir), Jean-Paul Kauffmann a mis en éveil ses cinq sens : il évoque la manière de ressentir les goûts et les parfums, notamment des grands vins, mais aussi ses lectures - depuis l'enfance jusqu'aux trois années de captivité au Liban -, et l'écriture, la littérature à laquelle il assigne "le devoir de perturber"...
Ecrivain insulaire (il termine presque tous ses livres dans l'air iodé des "latitudes atlantiques"), il est peu friand de la Méditerranée, trop "aimable". Il fait cependant confiance à la sérendipité, cet "hasard fructueux"...