Egon Berger (192-1988), juif de Zagreb, est le seul survivant de Jasenovac à avoir témoigné de son vivant, dans un livre paru en 1966. C'est cet ouvrage terrible, ce document insoutenable mais de première importance, que les Editions des Syrtes proposent ici, accompagné de photos d'époque retrouvées pour la plupart sur les gardiens de ce camp de la mort.
Jasenovac, un camp de la mort en Croatie
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- Nombre de pages160
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.204 kg
- Dimensions12,0 cm × 20,0 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-940523-26-9
- EAN9782940523269
- Date de parution15/10/2015
- ÉditeurEditions des Syrtes
- PréfacierVeljko Djuric Misina
- PostfacierLuba Jurgenson
- TraducteurMarko Despot
Résumé
Sur la carte mentale de l’anéantissement des juifs dont dispose le lecteur français, un lieu devenu symbole absolu - Auschwitz - tend à absorber tous les autres, un mode d’extermination - la chambre à gaz - à désigner la Shoah dans son ensemble. [ ... ] La figure du SS est ainsi nécessairement convoquée dès lors que nous nous représentons le génocide : il accueille les convois sur le quai, on le retrouve dans l’encadrement des foules me- nées vers les sites de massacre.
Or, il nous faudra d’emblée, pour aborder le témoignage d’Egon Berger, complexifier notre imagerie du crime de masse. A Jasenovac, camp d’extermination (officiellement «camp de rassemblement») pour Serbes, Roms, juifs et opposants, un des premiers et des plus meurtriers de la Seconde Guerre mondiale, on ne le verra pas, le lieu étant géré uniquement par des oustachis. On ne verra pas non plus de chambre à gaz, les moyens de tuerie y étant les plus primitifs et les plus cruels.
Ce camp se distingue des autres à plus d’un titre. Tout d’abord parce que les victimes n’étaient pas nécessairement uniquement juives. Et il se distingue aussi par la façon dont on y tuait les gens, à l’aide de marteaux, de couteaux, de pierres.
Or, il nous faudra d’emblée, pour aborder le témoignage d’Egon Berger, complexifier notre imagerie du crime de masse. A Jasenovac, camp d’extermination (officiellement «camp de rassemblement») pour Serbes, Roms, juifs et opposants, un des premiers et des plus meurtriers de la Seconde Guerre mondiale, on ne le verra pas, le lieu étant géré uniquement par des oustachis. On ne verra pas non plus de chambre à gaz, les moyens de tuerie y étant les plus primitifs et les plus cruels.
Ce camp se distingue des autres à plus d’un titre. Tout d’abord parce que les victimes n’étaient pas nécessairement uniquement juives. Et il se distingue aussi par la façon dont on y tuait les gens, à l’aide de marteaux, de couteaux, de pierres.

