Instruire ou occuper ?. Chronique d’un centre éducatif fermé
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- Nombre de pages194
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.232 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-336-60012-3
- EAN9782336600123
- Date de parution18/06/2026
- CollectionEnfance, éducation et société
- ÉditeurL'Harmattan
- PréfacierDermeval Saviani
Résumé
Le 26 novembre 2025, le ministre de la Justice Gérald Darmanin annonce la transformation des centres éducatifs fermés (CEF) en "unités judiciaires à priorité éducative" . Les CEF avaient été créés en 2002 comme alternative à l'incarcération des mineurs. Regroupant chacun une douzaine d'entre eux, ces centres étaient l'objet de critiques réitérées des autorités de tutelle : ils n'auraient été ni assez fermés ni assez éducatifs, et ils auraient coûté cher.
Appuyée sur une enquête de terrain menée dans un CEF de la région parisienne, la recherche de l'auteur donne à voir les modalités de ce manque d'efficacité. Ce manque, dont l'enquête confirme la réalité, tient essentiellement selon l'auteur au défaut de sérieux et d'ambition qui handicape la promesse éducative de l'entreprise. Pourtant reconnue par la loi, l'obligation de scolarisation et de formation jusqu'à 18 ans pour tous les jeunes n'est ici que très formellement respectée.
Dans ces conditions, les éducateurs passent leur temps à se demander comment occuper celui des "éduqués" ; et ces derniers expriment une profonde frustration face au manque de sens de leur enfermement. Bien au-delà de l'institution, c'est l'ensemble de la politique nationale qui se voit interpellée par cette recherche, notamment dans sa capacité à scolariser correctement toute une partie de la jeunesse populaire, délaissée et abandonnée à son sort.
Jean-Pierre Terrail
Appuyée sur une enquête de terrain menée dans un CEF de la région parisienne, la recherche de l'auteur donne à voir les modalités de ce manque d'efficacité. Ce manque, dont l'enquête confirme la réalité, tient essentiellement selon l'auteur au défaut de sérieux et d'ambition qui handicape la promesse éducative de l'entreprise. Pourtant reconnue par la loi, l'obligation de scolarisation et de formation jusqu'à 18 ans pour tous les jeunes n'est ici que très formellement respectée.
Dans ces conditions, les éducateurs passent leur temps à se demander comment occuper celui des "éduqués" ; et ces derniers expriment une profonde frustration face au manque de sens de leur enfermement. Bien au-delà de l'institution, c'est l'ensemble de la politique nationale qui se voit interpellée par cette recherche, notamment dans sa capacité à scolariser correctement toute une partie de la jeunesse populaire, délaissée et abandonnée à son sort.
Jean-Pierre Terrail



