Christina Kubisch (née en 1948 à Brême, vit et travaille à Hoppegarten, Allemagne) a étudié la peinture, la musique et l'électronique à Hambourg, Graz, Zürich et à Milan, où elle sera diplômée. Dans les années 1970, Kubisch réalise principalement des performances, des concerts et des oeuvres vidéo, puis évolue vers l'installation et la sculpture sonores, et expérimente également avec les rayons ultraviolets. Ses compositions sont principalement électroacoustiques. Depuis 2003, elle travaille de nouveau comme perfomeuse et collabore avec divers musiciens et danseurs. Christina Kubisch a été professeure invitée à Maastricht, Paris et Berlin. Elle a été professeure d'art sonore à l'Académie des Beaux-Arts de Saarbrücken, en Allemagne, de 1994 à 2013. Elle est membre de l'Akademie der Künste de Berlin depuis 1997.
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- Nombre de pages224
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.495 kg
- Dimensions15,1 cm × 21,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-37896-406-1
- EAN9782378964061
- Date de parution20/09/2023
- ÉditeurPresses du Réel (Les)
Résumé
Cet ouvrage explore particulièrement l'utilisation faite par Christina Kubisch du phénomène physique de l'induction. Phénomène qu'elle a découvert dans les années 1970, de façon fortuite, mais dont elle perçoit très vite le potentiel artistique au-delà du fait sonore. Cette découverte va lui ouvrir de nouvelles possibilités dans sa pratique, qu'elle va s'empresser de défricher. Notamment, grâce au développement de cubes dédiés, puis de casques spécifiques pour enregistrer, accéder à ces sons inaudibles pour l'oreille humaine, générés par les différentes machines, électriques, électroniques qui nous entourent.
C'est également, sa conception de l'induction comme technologie de diffusion, qui va aussi lui permettre de développer nombres d'oeuvres. L'autre geste artistique fort de Christina Kubisch réside dans l'utilisation de simples câbles audio, comme vecteur pour cette diffusion mais aussi et surtout comme médium artistique, pour matérialiser, donner forme à ces oeuvres. Faisant ainsi écho, à sa double formation, où elle détournait déjà nombres d'objets, d'instruments de leur fonction première, mais aussi à sa qualité de musicienne, puisque les sons diffusés - souvent en lien également à sa pratique du Field Recording - sont composés, ou s'inscrivent dans un parcours qu'elle a cartographié pour le public, dans le cas d'une Electrical Walks.
Mais à chaque fois, la liberté est donnée à la personne qui va découvrir ses installations ou son parcours de faire un pas de côté, de jouer avec ces propositions, de jouer ses propositions. De plus, en découvrant et révélant ces sons cachés, avec les Electrical Walks notamment, Christina Kubisch témoigne, met en question, ce devenir croissant électrique de notre environnement, son évolution, notre rapport, notre dépendance aux technologies.
C'est également, sa conception de l'induction comme technologie de diffusion, qui va aussi lui permettre de développer nombres d'oeuvres. L'autre geste artistique fort de Christina Kubisch réside dans l'utilisation de simples câbles audio, comme vecteur pour cette diffusion mais aussi et surtout comme médium artistique, pour matérialiser, donner forme à ces oeuvres. Faisant ainsi écho, à sa double formation, où elle détournait déjà nombres d'objets, d'instruments de leur fonction première, mais aussi à sa qualité de musicienne, puisque les sons diffusés - souvent en lien également à sa pratique du Field Recording - sont composés, ou s'inscrivent dans un parcours qu'elle a cartographié pour le public, dans le cas d'une Electrical Walks.
Mais à chaque fois, la liberté est donnée à la personne qui va découvrir ses installations ou son parcours de faire un pas de côté, de jouer avec ces propositions, de jouer ses propositions. De plus, en découvrant et révélant ces sons cachés, avec les Electrical Walks notamment, Christina Kubisch témoigne, met en question, ce devenir croissant électrique de notre environnement, son évolution, notre rapport, notre dépendance aux technologies.

