LUCIANI Marie-Pierre, tout en exerçant son activité professionnelle d'enseignante dans le premier degré, a poursuivi des études de mathématiques puis de sociologie, qui l'ont menée à une recherche sur la Corse — l'íle dont elle est originaire — dans le cadre d'un doctorat. Cet ouvrage est le résultat de ces études universitaires dont le thème n'avait pas, jusqu'à ce jour, fait l'objet de travaux approfondis.
Immigrés en Corse, minorité de la minorité
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- Nombre de pages274
- PrésentationBroché
- Poids0.332 kg
- Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,1 cm
- ISBN2-7384-3242-5
- EAN9782738432421
- Date de parution01/12/1995
- CollectionMigrations et changements
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Deuxième région d'immigration en France, la Corse présente une situation migratoire originale. Trois spécificités la caractérisent : elle est à la fois terre d'émigration et d'immigration importantes. L'émigration, vieille de plusieurs siècles, se conjugue, depuis le XIXe siècle, avec un flux d'immigrés italiens, puis aujourd'hui principalement marocains ; la Corse est très faiblement industrialisée et modérément urbanisée.
Ici donc, immigration ne rime pas avec industrialisation. Les immigrés sont, par conséquent, souvent ouvriers agricoles et aussi manoeuvres du BTP. Par ailleurs, les étrangers en Corse connaissent un très lent processus d'intégration. Les Italiens, malgré un héritage culturel proche de celui des Corses, ont été difficilement acceptés ; les Maghrébins restent, aujourd'hui, des "primo-migrants" (hommes jeunes, célibataires et en situation précaire) ; l'île est, enfin, le théâtre d'une revendication identitaire vivace.
Indispensables à la vie économique insulaire et à la survie de nombre de villages de l'intérieur (par le biais d'un regroupement familial encore modéré), les immigrés forment une minorité sous tutelle, face à un peuple corse qui se vit lui-même comme une minorité au sein de l'ensemble français. Quelle est l'influence de cette "corsitude" sur l'intégration des étrangers ? C'est dans cette question que réside, du moins nous l'espérons, l'un des centres d'intérêt majeur de cet ouvrage.
Ici donc, immigration ne rime pas avec industrialisation. Les immigrés sont, par conséquent, souvent ouvriers agricoles et aussi manoeuvres du BTP. Par ailleurs, les étrangers en Corse connaissent un très lent processus d'intégration. Les Italiens, malgré un héritage culturel proche de celui des Corses, ont été difficilement acceptés ; les Maghrébins restent, aujourd'hui, des "primo-migrants" (hommes jeunes, célibataires et en situation précaire) ; l'île est, enfin, le théâtre d'une revendication identitaire vivace.
Indispensables à la vie économique insulaire et à la survie de nombre de villages de l'intérieur (par le biais d'un regroupement familial encore modéré), les immigrés forment une minorité sous tutelle, face à un peuple corse qui se vit lui-même comme une minorité au sein de l'ensemble français. Quelle est l'influence de cette "corsitude" sur l'intégration des étrangers ? C'est dans cette question que réside, du moins nous l'espérons, l'un des centres d'intérêt majeur de cet ouvrage.



