Sophiste et philosophe, Dion de Pruse (c. 40-c. est, avec Philostrate, un des meilleurs représentants de la seconde sophistique (IIe siècle après J.-C.). Conférencier mondain proche du pouvoir, Dion triomphe dans les salons de l'empereur Domitien avant d'être banni de Rome (89 : bannissement des philosophes) et de l'Italie, ainsi que de la Bithynie, sa terre d'origine. Il effectue alors divers voyages sous l'aspect du philosophe vagabond s'adonnant à la prédication, qui était celui des Cyniques.
Ilion n'a pas été prise. Discours "troyen" 11
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- Nombre de pages200
- PrésentationBroché
- Poids0.242 kg
- Dimensions13,5 cm × 20,9 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-251-33962-7
- EAN9782251339627
- Date de parution19/01/2012
- CollectionLa roue à livres
- ÉditeurBelles Lettres
- TraducteurSophie Minon
Résumé
Parmi les 87 discours que Dion écrivit, le onzième (Ilion n'a pas été prise) est l'un des plus longs en même temps que des plus surprenants. Il est sans conteste le plus drôle. En effet, Dion n'ose rien moins que de critiquer de manière virulente le récit par Homère de la prise de Troie. Ce discours atypique, qui tient de la réfutation rhétorique à couleur paradoxale, mais cède rapidement la place à une nouvelle version du mythe, frappe par l'ampleur du propos.
Il invite à une réflexion morale, d'inspiration platonicienne, sur le rôle pernicieux que joue dans l'éducation une poésie mensongère. Il recèle les germes d'une réflexion politique et idéologique. Est ainsi posée la question des visées de ces mythes recomposés au fil des époques : selon Dion, Homère voulait raffermir les Grecs face aux guerres qu'ils allaient devoir affronter contre les Perses, mais sa déformation des événements ne correspond plus au nouveau contexte ; les Grecs n'ont en effet plus à craindre une agression venue d'Orient, puisqu'ils sont désormais sous la protection romaine.
Il invite à une réflexion morale, d'inspiration platonicienne, sur le rôle pernicieux que joue dans l'éducation une poésie mensongère. Il recèle les germes d'une réflexion politique et idéologique. Est ainsi posée la question des visées de ces mythes recomposés au fil des époques : selon Dion, Homère voulait raffermir les Grecs face aux guerres qu'ils allaient devoir affronter contre les Perses, mais sa déformation des événements ne correspond plus au nouveau contexte ; les Grecs n'ont en effet plus à craindre une agression venue d'Orient, puisqu'ils sont désormais sous la protection romaine.
L'éditeur en parle
Et si l'Iliade n'était que l'assemblage de fictions plus mensongères les unes que les autres ?





