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Histoire économique de la Guadeloupe et de la Martinique. Du XVIIe siècle à nos jours
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- Nombre de pages336
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.55 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,5 cm
- ISBN2-86537-134-4
- EAN9782865371341
- Date de parution01/01/1986
- CollectionHommes et Sociétés
- ÉditeurKarthala
Résumé
Partie intégrante du Nouveau Monde, l'archipel de la Caraïbe n'échappe pas, au XVlle siècle, à la pénétration européenne. C'est en effet dès les années 1630 que la France colonise la Guadeloupe et la Martinique. Par son ampleur et sa durée, cette colonisation va constituer le fait majeur et le fondement de leur histoire moderne et contemporaine. Les économies antillaises se spécialisent très tôt dans les productions d'exportation à destination de l'Europe (sucre de canne, puis rhum, bananes, épices).
Cette intégration s'accompagne d'un mouvement combiné de déstructuration et de restructuration des formations sociales : marginalisation puis quasi-destruction de la population caraïbe, mise en place d'une classe coloniale blanche (planteurs, Blancs engagés...) et importation progressive d'esclaves d'Afrique noire. Au XVllle siècle, la traite connaît même en France un essor sans précédent, accompagnant l'expansion de l'économie sucrière aux Antilles.
Au XIXe siècle, le passage de l'Europe au capitalisme industriel amène une rupture dans l'organisation des systèmes coloniaux. Les Antilles françaises voient leur dépendance à l'égard de la métropole renforcée avec l'intégration douanière (sucre antillais protégé, politiques de contingentement...). L'abolition de l'esclavage en 1848 provoque une redistribution sociale, notamment par la naissance d'une classe de petits paysans, mais dans l'économie globale la part des cultures vivrières ira cependant en diminuant.
Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l'évolution de la Guadeloupe et de la Martinique est marquée parla départementalisation et la logique d'assimilation qu'elle a entraînée. Avec pour principaux résultats : l'accentuation d'un mode de consommation occidental, la rattrapage progressif des conquêtes sociales métropolitaines, l'émergence d'une classe moyenne parmi la population noire et métisse. Parallèlement, s'est développée la prise de conscience du fait national et de la dimension régionale caraïbe.
La question du statut et celle d'une économie plus autosuffisante et régionalement plus intégrée sont aujourd'hui clairement posées.
Cette intégration s'accompagne d'un mouvement combiné de déstructuration et de restructuration des formations sociales : marginalisation puis quasi-destruction de la population caraïbe, mise en place d'une classe coloniale blanche (planteurs, Blancs engagés...) et importation progressive d'esclaves d'Afrique noire. Au XVllle siècle, la traite connaît même en France un essor sans précédent, accompagnant l'expansion de l'économie sucrière aux Antilles.
Au XIXe siècle, le passage de l'Europe au capitalisme industriel amène une rupture dans l'organisation des systèmes coloniaux. Les Antilles françaises voient leur dépendance à l'égard de la métropole renforcée avec l'intégration douanière (sucre antillais protégé, politiques de contingentement...). L'abolition de l'esclavage en 1848 provoque une redistribution sociale, notamment par la naissance d'une classe de petits paysans, mais dans l'économie globale la part des cultures vivrières ira cependant en diminuant.
Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l'évolution de la Guadeloupe et de la Martinique est marquée parla départementalisation et la logique d'assimilation qu'elle a entraînée. Avec pour principaux résultats : l'accentuation d'un mode de consommation occidental, la rattrapage progressif des conquêtes sociales métropolitaines, l'émergence d'une classe moyenne parmi la population noire et métisse. Parallèlement, s'est développée la prise de conscience du fait national et de la dimension régionale caraïbe.
La question du statut et celle d'une économie plus autosuffisante et régionalement plus intégrée sont aujourd'hui clairement posées.



