Histoire des classes sociales dans l'Afrique de l'Ouest. 1 Tome 1 : Le Mali
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- Nombre de pages268
- PrésentationBroché
- Poids0.338 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,5 cm
- ISBN2-85802-585-1
- EAN9782858025855
- Date de parution01/12/2004
- CollectionLogiques sociales
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
L'étude des groupes socioprofessionnels et des classes dans une société comme celle du Mali, en pleine restructuration, prise sur le vif, au moment crucial de la décolonisation indique la dynamique de la construction sociale, bref, la vie mème de la société. Jusqu'ici, ces sociétés étaient considérées comme régies par des lois internes, et spécifiques à tel point qu'elles apparaissaient comme en marge de l'histoire universelle.
Certains les ont crues sans classe et, par conséquent, sans lutte de classes. Pourtant, à y regarder de près ces phénomènes étaient déjà présents à l'ère précoloniale. Certes, il eût été anachronique d'y rechercher, en cette époque précoce, les catégories sociales et les formes de lutte de classes nées du développement du capitalisme et de l'urbanisation des temps modernes. Aujourd'hui, les catégories socio-professionnelles, les couches et les classes sociales revêtent des importances inégales.
Certains disparaissent, quelques-unes se renforcent, d'autres se transforment. Si la victoire du colonialisme a favorisé la naissance des nouvelles catégories sociales citadines, la fm du colonialisme et l'avènement du néocolonialisme ont été l'occasion de leur triomphe. En effet, partout la couche supérieure du salariat a pris la relève des colonisateurs. Partout la nouvelle intelligentsia a gouverné à leur place.
Ainsi se renouvellent ici les oppositions entré les cités riches et la brousse pauvre. Mais pendant que se réédite ce processus classique, non moins classiques sont les contradictions qui naissent dans les cités ... Les couches inférieures du salariat, les ouvriers et les petits commis se sentent de moins en moins concernés par le pouvoir des couches dirigeantes. L'enthousiasme de tout le peuple au lendemain de l'indépendance cède petit à petit la place à l'insouciance, à l'indifférence, à la léthargie.
De quoi demain sera-t-il fait sinon du réveil douloureux des masses pauvres des villes et de la brousse ? L'histoire des années à venir sera, sans conteste, l'histoire des luttes de ces masses pour un devenir meilleur.
Certains les ont crues sans classe et, par conséquent, sans lutte de classes. Pourtant, à y regarder de près ces phénomènes étaient déjà présents à l'ère précoloniale. Certes, il eût été anachronique d'y rechercher, en cette époque précoce, les catégories sociales et les formes de lutte de classes nées du développement du capitalisme et de l'urbanisation des temps modernes. Aujourd'hui, les catégories socio-professionnelles, les couches et les classes sociales revêtent des importances inégales.
Certains disparaissent, quelques-unes se renforcent, d'autres se transforment. Si la victoire du colonialisme a favorisé la naissance des nouvelles catégories sociales citadines, la fm du colonialisme et l'avènement du néocolonialisme ont été l'occasion de leur triomphe. En effet, partout la couche supérieure du salariat a pris la relève des colonisateurs. Partout la nouvelle intelligentsia a gouverné à leur place.
Ainsi se renouvellent ici les oppositions entré les cités riches et la brousse pauvre. Mais pendant que se réédite ce processus classique, non moins classiques sont les contradictions qui naissent dans les cités ... Les couches inférieures du salariat, les ouvriers et les petits commis se sentent de moins en moins concernés par le pouvoir des couches dirigeantes. L'enthousiasme de tout le peuple au lendemain de l'indépendance cède petit à petit la place à l'insouciance, à l'indifférence, à la léthargie.
De quoi demain sera-t-il fait sinon du réveil douloureux des masses pauvres des villes et de la brousse ? L'histoire des années à venir sera, sans conteste, l'histoire des luttes de ces masses pour un devenir meilleur.












