Nicolas Machiavel (1469-1527), humaniste florentin, philosophe politique majeur, fut aussi un grand historien.
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Histoire de Florence
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- Nombre de pages33
- Date de parution15/10/2026
- PrésentationBroché
- Dimensions13,2 cm × 19,8 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-38292-736-6
- EAN9782382927366
- ÉditeurBouquins
Résumé
Le regard de Machiavel sur l'histoire de sa ville, de la fin de l'Empire romain à la mort de Laurent le Magnifique (1492) : un récit enlevé et une leçon de politique. Successeur de grands historiens humanistes, tels Leonardo Bruni et Poggio Bracciolini, Machiavel ajoute à sa mission pédagogique un objectif politique : l'histoire doit enseigner le fonctionnement des institutions et la conduite du gouvernement.
Voulant d'entrée de jeu se distinguer de ses prédécesseurs, Machiavel prétend édifier une histoire globale, qui ne se limite pas aux affaires étrangères et aux conflits, mais aborde aussi les divers épisodes de la politique intérieure florentine, les luttes entre les clans et les partis. Fidèle à sa méthode et à sa perception de l'histoire, il cherche à comprendre et expliquer le passé en mettant l'accent sur les liens logiques reliant nécessairement les événements entre eux.
Ces apports nouveaux à la méthode historiographique traditionnelle ne l'empêchent pas toutefois de demeurer le peintre d'individus privilégiés (Michele di Lando, Rinaldo degli Albizzi, Niccolò da Uzzano, les Médicis, ec.), qui se détachent de la masse et auxquels il attribue une psychologie supposée ainsi que des discours et des propos aussi éloquents qu'imaginaires. Machiavel met continuellement l'accent sur le thème des divisions de Florence, qui lui semblent avoir eu de perverses conséquences : désordres, instabilité, versatilité de la République.
Son autre cible est l'Eglise. Comme ailleurs dans ses oeuvres, Machiavel lance de vives polémiques et de violentes diatribes contre les papes corrompus et corrupteurs et leurs responsabilités dans les divisions florentines et italiennes. Répondant à une commande des Médicis, l'auteur doit se montrer prudent. Les quatre premiers livres de l'Histoire, consacrés à la période antérieure à la prise de pouvoir de Côme à Florence, demeurent un espace où Machiavel peut librement s'exprimer.
Il ne peut en aller de même avec les quatre livres suivants, qui traitent de la Florence médicéenne, comme on le lit dans cette lettre significative : " Je dirai les événements qui eurent lieu quand Côme prit le pouvoir ; mais je ne dirai pas comment et par quels moyens il parvint à une telle position. Et celui qui voudra comprendre cela devra noter ce que je ferai dire à ses adversaires, car, ce que je ne peux dire moi-même, comme venant de moi, je le ferai dire à ses adversaires.
" L'Histoire de Florence est ici précédée d'un court texte, La Vie de Castruccio Castracani de Lucques, biographie très libre d'un condottiere (1281-1328), que Machiavel peint en héros multiforme, modèle idéal de prince.
Voulant d'entrée de jeu se distinguer de ses prédécesseurs, Machiavel prétend édifier une histoire globale, qui ne se limite pas aux affaires étrangères et aux conflits, mais aborde aussi les divers épisodes de la politique intérieure florentine, les luttes entre les clans et les partis. Fidèle à sa méthode et à sa perception de l'histoire, il cherche à comprendre et expliquer le passé en mettant l'accent sur les liens logiques reliant nécessairement les événements entre eux.
Ces apports nouveaux à la méthode historiographique traditionnelle ne l'empêchent pas toutefois de demeurer le peintre d'individus privilégiés (Michele di Lando, Rinaldo degli Albizzi, Niccolò da Uzzano, les Médicis, ec.), qui se détachent de la masse et auxquels il attribue une psychologie supposée ainsi que des discours et des propos aussi éloquents qu'imaginaires. Machiavel met continuellement l'accent sur le thème des divisions de Florence, qui lui semblent avoir eu de perverses conséquences : désordres, instabilité, versatilité de la République.
Son autre cible est l'Eglise. Comme ailleurs dans ses oeuvres, Machiavel lance de vives polémiques et de violentes diatribes contre les papes corrompus et corrupteurs et leurs responsabilités dans les divisions florentines et italiennes. Répondant à une commande des Médicis, l'auteur doit se montrer prudent. Les quatre premiers livres de l'Histoire, consacrés à la période antérieure à la prise de pouvoir de Côme à Florence, demeurent un espace où Machiavel peut librement s'exprimer.
Il ne peut en aller de même avec les quatre livres suivants, qui traitent de la Florence médicéenne, comme on le lit dans cette lettre significative : " Je dirai les événements qui eurent lieu quand Côme prit le pouvoir ; mais je ne dirai pas comment et par quels moyens il parvint à une telle position. Et celui qui voudra comprendre cela devra noter ce que je ferai dire à ses adversaires, car, ce que je ne peux dire moi-même, comme venant de moi, je le ferai dire à ses adversaires.
" L'Histoire de Florence est ici précédée d'un court texte, La Vie de Castruccio Castracani de Lucques, biographie très libre d'un condottiere (1281-1328), que Machiavel peint en héros multiforme, modèle idéal de prince.



















