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Hilaire de Poitiers et l'humanité souffrante du Christ
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- Nombre de pages432
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.654 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 0,2 cm
- ISBN978-2-343-19939-9
- EAN9782343199399
- Date de parution04/06/2020
- CollectionReligions et spiritualité
- ÉditeurL'Harmattan
- PréfacierPatrick Descourtieux
Résumé
Pendant son exil en Orient (356-360), l'évêque de Poitiers, Hilaire, commença d'argumenter sa distinction entre douleur et souffrance dans son ouvrage sur La Trinité. Hilaire fut porté par une conviction théologique : pour ne laisser aucune brèche ouverte aux hérétiques qui contestaient la divinité du Christ, il fallait concilier son humanité souffrante, donc son humanité totalement assumée avec la plénitude de sa nature divine.
En déplaçant les tourments subis par le Christ, de la douleur dont les Evangiles n'ont rien dit mais dont les hommes ont tant parlé, à la Souffrance de la Passion et aux servitudes humaines du Christ (faim, soif, fatigue, pleurs) rapportées par les évangiles, Hilaire permet aujourd'hui de lier sa christologie de la Passion aux données les plus modernes sur la douleur et la souffrance. La douleur sensorielle n'est qu'une des portes d'entrée de la souffrance dont l'intolérable tient à la rétraction de l'agir vers le pâtir, de la liberté vers l'aliénation, de la vie vers la mort.
La souffrance du Christ est celle induite par les sévices physiques qu'il endura comme la tristesse qu'il éprouva dans la nuit de Gethsémani. Paradoxalement sans doute, par la profondeur de sa réflexion, Hilaire, qui a voulu "oser, chercher, parler", a pris ses distances avec toutes les interprétations physiopathologiques de la Passion du Christ et leurs dérives doloristes. L'ouvrage parcourt la réception historique et théologique de la pensée d'Hilaire de siècle en siècle.
Elle a affronté l'incompréhension voire l'accusation plus ou moins voilée de docétisme. Mais, malgré sa pensée complexe, le confesseur de la foi a aussi suscité respect et admiration. A ce titre la christologie de celui qui fut considéré depuis l'Antiquité puis reconnu en 1851 comme docteur de l'Eglise peut être aussi une source de méditation pour l'accompagnement spirituel et pastoral des souffrances humaines jusqu'aux moments ultimes de la vie.
En déplaçant les tourments subis par le Christ, de la douleur dont les Evangiles n'ont rien dit mais dont les hommes ont tant parlé, à la Souffrance de la Passion et aux servitudes humaines du Christ (faim, soif, fatigue, pleurs) rapportées par les évangiles, Hilaire permet aujourd'hui de lier sa christologie de la Passion aux données les plus modernes sur la douleur et la souffrance. La douleur sensorielle n'est qu'une des portes d'entrée de la souffrance dont l'intolérable tient à la rétraction de l'agir vers le pâtir, de la liberté vers l'aliénation, de la vie vers la mort.
La souffrance du Christ est celle induite par les sévices physiques qu'il endura comme la tristesse qu'il éprouva dans la nuit de Gethsémani. Paradoxalement sans doute, par la profondeur de sa réflexion, Hilaire, qui a voulu "oser, chercher, parler", a pris ses distances avec toutes les interprétations physiopathologiques de la Passion du Christ et leurs dérives doloristes. L'ouvrage parcourt la réception historique et théologique de la pensée d'Hilaire de siècle en siècle.
Elle a affronté l'incompréhension voire l'accusation plus ou moins voilée de docétisme. Mais, malgré sa pensée complexe, le confesseur de la foi a aussi suscité respect et admiration. A ce titre la christologie de celui qui fut considéré depuis l'Antiquité puis reconnu en 1851 comme docteur de l'Eglise peut être aussi une source de méditation pour l'accompagnement spirituel et pastoral des souffrances humaines jusqu'aux moments ultimes de la vie.









