Que signifie "hériter" ? Alors que l'héritage a fait, et fait toujours, l'objet d'une attention particulière, le verbe qui en forme la substance tend, quant à lui, à être davantage marginalisé. Il est vrai que la distinction entre héritage et hériter laisse entendre un jeu de miroir entre les deux notions. A la première est associée une image dynamique, qui insiste sur les liens intergénérationnels et fait valoir la dimension créative de l'héritage - qui donne vie à quelque chose.
A la seconde est associée une image davantage figée, marquée uniquement par la figure de celui qui reçoit et, surtout, par sa passivité supposée - "hériter" signifie alors "recevoir sans liberté, autre que celle de refuser l'héritage" . Tel Atlas, dont les épaules ploient sous le poids de la terre qu'elles doivent supporter, ceux qui héritent tendent à apparaître comme écrasés par le poids de ce qui les précède et de ce qu'ils reçoivent.
Une plongée dans le coeur des pratiques qui entourent la notion "d'hériter" tend, cependant, à contredire une telle image. C'est, en effet, à cette ambition que s'emploient les contributions réunies dans cet ouvrage, lesquelles, par leur entrecroisement, montrent l'immense valeur accordée, dans nos sociétés, à l'action d'hériter. Ont contribué à cet ouvrage : Jean-Baptiste André, Mathilde Chomlafel Coustheur, Eléonore De Noüel, Kevin Henocq, Jean-René Ladurée, Edouard Martin, Ludmilla Martin-Leboeuf, André Masson, Erwan Moussault, Clément Rodier, Paul Salaün.
Que signifie "hériter" ? Alors que l'héritage a fait, et fait toujours, l'objet d'une attention particulière, le verbe qui en forme la substance tend, quant à lui, à être davantage marginalisé. Il est vrai que la distinction entre héritage et hériter laisse entendre un jeu de miroir entre les deux notions. A la première est associée une image dynamique, qui insiste sur les liens intergénérationnels et fait valoir la dimension créative de l'héritage - qui donne vie à quelque chose.
A la seconde est associée une image davantage figée, marquée uniquement par la figure de celui qui reçoit et, surtout, par sa passivité supposée - "hériter" signifie alors "recevoir sans liberté, autre que celle de refuser l'héritage" . Tel Atlas, dont les épaules ploient sous le poids de la terre qu'elles doivent supporter, ceux qui héritent tendent à apparaître comme écrasés par le poids de ce qui les précède et de ce qu'ils reçoivent.
Une plongée dans le coeur des pratiques qui entourent la notion "d'hériter" tend, cependant, à contredire une telle image. C'est, en effet, à cette ambition que s'emploient les contributions réunies dans cet ouvrage, lesquelles, par leur entrecroisement, montrent l'immense valeur accordée, dans nos sociétés, à l'action d'hériter. Ont contribué à cet ouvrage : Jean-Baptiste André, Mathilde Chomlafel Coustheur, Eléonore De Noüel, Kevin Henocq, Jean-René Ladurée, Edouard Martin, Ludmilla Martin-Leboeuf, André Masson, Erwan Moussault, Clément Rodier, Paul Salaün.