Ce projet est né le jour où Abed Abidat apprit que l'usine SICTIA allait être rasée. Il y avait travaillé comme intérimaire dans les années 1990.Cette usine, située dans le 8ème arrondissement de Marseille produisait là, au coeur de la ville, de l'huile d'amande douce. La nécessité et l'urgence d'en conserver la trace s'imposèrent immédiatement au jeune photographe. Il se sentit comme désigné pour travailler à en capter les particularités, à enregistrer les gestes de ses ouvriers et leur savoir-faire avant leur disparition.
Depuis ce premier reportage, d'autres ont suivi au fil des années et des restructurations, brossant un état des lieux industriels de la ville. Héritages/Déshéritage puise dans cette matière où se mélangent vie et mort, tradition et évolution, fatalisme et révolte, hommes et machine. Pour autant, il ne s'agit pas de proposer un inventaire plus ou moins complet et classifié des usines et entreprises marseillaises, ni davantage de réveiller des fantômes.
C'est une invitation à voyager sur des traces qui mènent, les unes au passé, les autres à l'avenir, et sur ce chemin dont on se demandera s'il est continu ou brisé, de s'interroger, dans le cadre exceptionnel de la ville de Marseille, sur l'activité industrielle et son sens. Photographies et textes à l'appui ou en amorce, la question restera de savoir, de voir, de ressentir, de comprendre ce qui reste dans la mémoire des lieux et des hommes après la perte de ce qui les a faits tels.
Ce projet est né le jour où Abed Abidat apprit que l'usine SICTIA allait être rasée. Il y avait travaillé comme intérimaire dans les années 1990.Cette usine, située dans le 8ème arrondissement de Marseille produisait là, au coeur de la ville, de l'huile d'amande douce. La nécessité et l'urgence d'en conserver la trace s'imposèrent immédiatement au jeune photographe. Il se sentit comme désigné pour travailler à en capter les particularités, à enregistrer les gestes de ses ouvriers et leur savoir-faire avant leur disparition.
Depuis ce premier reportage, d'autres ont suivi au fil des années et des restructurations, brossant un état des lieux industriels de la ville. Héritages/Déshéritage puise dans cette matière où se mélangent vie et mort, tradition et évolution, fatalisme et révolte, hommes et machine. Pour autant, il ne s'agit pas de proposer un inventaire plus ou moins complet et classifié des usines et entreprises marseillaises, ni davantage de réveiller des fantômes.
C'est une invitation à voyager sur des traces qui mènent, les unes au passé, les autres à l'avenir, et sur ce chemin dont on se demandera s'il est continu ou brisé, de s'interroger, dans le cadre exceptionnel de la ville de Marseille, sur l'activité industrielle et son sens. Photographies et textes à l'appui ou en amorce, la question restera de savoir, de voir, de ressentir, de comprendre ce qui reste dans la mémoire des lieux et des hommes après la perte de ce qui les a faits tels.